Épilogue — Epilog

Amplepuis — Château de Magny (Cublize): 12km

Nous voilà à Amplepuis où Mamou et Papou nous attendent pour récupérer les enfants et les bagages. Ainsi, il ne reste que nos vélos nus (hormis un sac vide) et nous. Autant dire que nous avons l’impression de voler dès les premiers coups de pédale ! C’est une drôle de sensation de rouler et de savoir que nous allons arriver au Château, notre nouveau domicile, notre nouveau chez-nous. Arrivés à Cublize, nous nous arrêtons au marché hebdomadaire (où nous racontons un peu notre histoire d’ailleurs) avant de nous engager sur la route de Grandris. Nous voyons le Château. Nous approchons du but. Allez, plus que la côte du Château — bien plus dure que tout ce que nous avons fait. Katia met pied à terre pour quelques mètres, je mets la première vitesse avec le petit plateau. Réussi ! Une fois en haut, nous nous engageons ensemble dans l’allée, saluons nos amis … et mettons fin à cette belle « balade » à vélo où nous avons vu tant de choses, rencontré des gens très intéressants, vécu de bons moments … Un voyage inoubliable.

Wir sind nun in Amplepuis, wo Mamou und Papou uns erwarten und das Gepäck und die Kinder abnehmen. Es bleiben also nur noch unsere nackten Fahrräder (bis auf eine leere Tasche) und wir. Es ist leicht verständlich, dass wir nur den Eindruck haben zu fliegen! Es fühlt sich komisch an zum Schloss zu fahren, zu unserem neuen Wohnort, unserem neuen Zu-Hause. In Cublize machen wir noch einen kurzen Halt um auf dem Wochenmarkt einzukaufen (und unsere Geschichte zu erzählen), bevor wir weiterfahren. Auf der Straße nach Grandris sehen wir das Schloss. Wir kommen näher. Nun nur noch die Steigung zum Schloss. Katia muss absatteln, ich gehe in den ersten Gang. Geschafft. Zusammen gehen wir in der Allee auf unsere Freunde zu, begrüßen sie … und schließen so unseren « Ausflug » ab, auf dem wir so viel gesehen, so viele Menschen getroffen und so viel erlebt haben… Es war wahrhaftig eine unvergessliche Reise.

Étape 40 — Etappe 40

Culles-les-Roches — Tournus: 34km

Dernière étape tous ensemble car nous devons raccourcir le voyage pour cause de météo particulièrement mauvaise. D’ailleurs, parlons-en, de la météo. Peu après notre départ (nous étions à l’heure pour une fois), nous prenons une saucée — qui dure jusqu’à l’arrivée à Tournus. Nous sommes mouillés jusqu’à la moelle — mais fiers d’avoir réussi de faire (attention !) 1350 kilomètres à vélo. (N’hésitez pas à applaudir quand vous lisez ça.)
À la gare de Tournus, nous décrochons les remorques, les plions comme d’habitude quand il faut prendre le train. Tout va bien… sauf qu’il s’agit d’un ancien TER, que la voiture vélo est à l’avant du train alors que nous sommes plutôt à l’arrière et le train hyper long. Avec l’aide aimable de beaucoup de personnes sur le quai et dans le train et la compréhension du contrôleur (même s’il a bien râlé au début), nous prenons ce train, puis un autre (beaucoup plus facile d’accès car nouveau TER) pour nous rendre à Amplepluis où l’épilogue commencera.

Letzte Etappe alle zusammen, denn wir müssen auf Grund des schlechten Wetters abkürzen. Wenn wir schon davon sprechen: Kurz nach unserer Abfahrt (und wir waren ausnahmsweise mal pünktlich!), fängt es an wie aus Eimern zu regnen, und es ändert sich nichts bis zu unserer Ankunft in Tournus. Wir sind nass bis auf die Knochen, aber stolz, die (Achtung!) 1350 Kilometer mit dem Fahrrad gefahren zu sein. (Es darf gerne applaudiert werden.)
Am Bahnhof von Tournus kuppeln wir unsere Hänger ab, falten sie, so wie immer, wenn es in den Zug geht. Alles geht gut … bis der Zug kommt: ein alter Regionalzug mit dem Fahrradwagen ganz vorne, während wir ganz hinten sind. Mit der freundlichen Hilfe der Fahrgäste auf dem Bahnsteig und im Zug und des Verständnisses des Zugführers (auch wenn er zunächst etwas Druck gemacht hat), nehmen wir erst diesen, dann hinterher einen weiteren Zug (ein neuer Regionalzug mit besseren Einstiegsmöglichkeiten) bis nach Amplepuis, wo der Epilog beginnen wird.

Étape 39 — Etappe 39

Gergy/Mare de Roy — Culles-les-Roches: 41km

Visite éclair de Châlon-sur-Saône que nous pensions être une ville inintéressante car nous n’avions vu que le quarter gare avant. Que nenni ! Le centre est très beau et nous incite à revenir. Toute la ville s’est visiblement préparée à accueillir le tour de France dans quelques semaines. Nous mangeons sur une grande place au soleil, achetons le goûter et repartons sur la Voie Verte de Bourgogne du Sud. Adriel réclame son vélo … et fait 6km avec nous comme un maillot jaune. 🙂 Les derniers trois kilomètres sont plutôt digne d’un maillot à pois car ça monte. Presque arrivés, notre hôte du soir nous double, nous ramène des bagages et deux sur trois enfants … et le reste se fait presque tout seul.

Kurzbesuch der Stadt Châlon-sur-Saône, von der wir dachten, sie sei hässlich, weil wir nur das Bahnhofsviertel gesehen hatten. Weit gefehlt! Das Zentrum ist sehr schön und lädt uns zu einem zukünftigen Besuch ein. Wir essen auf einem Platz in der Sonne, kaufen unsere Nachmittagsmahlzeit und fahren auf dem Radweg des Süd-Burgunds. Adriel möchte nun auch fahren und das tut er dann auch für sechs Kilometer, als trage er das gelbe Trikot. 🙂 Für die letzten Kilometer hätten wir allerdings das gepunktete Trikot verdient, denn es steigt. Als wir fast ankommen, überholt uns unsere Gastgeberin des Abends und erleichtert uns das Weiterfahren dadurch, dass sie schon etwas Gepäck und zwei von drei Kindern mitnimmt. Der Rest geht jetzt fast wie von allein.

Étape 38 — Etappe 38

Authumes — Gergy/Mare de Roy: 43km

Nous repartons après une semaine de WWOOFing que nous avons passée à Authumes avec les vaches jersiaises et les petits fruits rouges. Après trente kilomètres sur des routes pas très fréquentées, nous retrouvons l’EV6 à Verdun-sur-le-Doubs que nous traversons. Hélas, nous n’avons pas le temps de visiter le Maison du Pain et du Blé, mais la ville n’étant pas très loin de notre destination finale — le Château de Magny — ce musée peut être une sortie prochaine, d’autant plus que le village a l’air mignon aussi. La surface de l’EV6 se dégrade d’un coup malheureusement, mais nous arrivons vite au joli petit camping où nous mangeons, jouons, et observons une mésange qui a fait son nid dans un trou d’arbre.

Nach einer WWOOF-Woche mit Jersey-Kühen und roten Beeren fahren wir nun zunächst dreißig Kilometer auf fast unbefahrenen Straßen, bevor wir in Verdun-sur-le-Doubs wieder auf die EV6 kommen. Leider fehlt uns die Zeit um uns das Brot- und Getreide-Museum dort anzuschauen, aber das auch sonst sehr niedliche Dorf ist ja nicht weit von unserem Endziel — das Schloss von Magny — entfernt. Der Belag der EV6 verschlechtert sich unerwartet, aber wir kommen bald auf dem netten kleinen Campingplatz an, auf dem wir essen, spielen und eine Meise beobachten, die ihr Nest in einem Baumspalt gebaut hat.

Étape 37 — Etappe 37

Dole — Authumes: 34km

Départ matinal sur la piste cyclable, ensuite sur les routes plutôt calme. Matinal parce que nous voulons échapper aux grosses chaleurs annoncées. Au bout de quinze kilomètres, nous entendons un « crac » : un rayon cassé sur la roue arrière de mon vélo. Après concertation, réflexion et vérification, je prends le vélo de Katia, mets ma roue sur le porte-bagage et fait demi-tour pour aller à un magasin de vélo à un kilomètre de notre point de départ. (Ajoutez donc 26km à mon compte s’il vous plaît.) Du coup, avec l’attente de mon retour, nous avons perdu toute l’avance matinale…
Le reste de la route se passe bien : champs de blé, seigle, orge, maïs, et puis une petite côte pour arriver à notre quatrième et dernier lieu de wwoofing à Authumes. Peu avant de rentrer dans le village, une voiture s’arrête et nous faisons déjà brièvement connaissance avec Philippe chez qui nous allons aider ces prochains jours à ramasser des fraises et traire les vaches jersiaise.

Wir wollen recht früh losfahren, zunächst auf dem Radweg, später auf den eher ruhigen Straßen. Früh, weil wir der angesagten Hitze entgehen wollen. Nach fünfzehn Kilometern hören wir ein « Krack »: eine Speiche an meinem Hinterrad ist gebrochen. Nach Überlegung und Überprüfung nehme ich Katias Fahrrad, schnallt mein Hinterrad auf den Gepäckträger und fährt zum Fahrradladen, der etwa einen Kilometer vor dem Startpunkt ist. (Auf meinem Konto werden dann bitte noch 26 zusätzliche Kilometer gutgeschrieben.) Der morgendliche Vorsprung ist mit dem Warten aufgebraucht…
Der Rest des Weges verläuft gut: Weizen-, Roggen-, Gerste-, Maisfelder, und am Ende eine kleine Steigung um zu unserem vierten und letzten WWOOF in Authumes. Kurz vor der Dorfeinfahrt hält ein Auto mitten auf der Straße an: Wir machen schon Bekanntschaft mit Philippe, bei dem wir in den nächsten paar Tagen auf dem Hof beim Erdbeerenpflücken und besonders beim Jersey-Kühe-Melken helfen werden.

Étape 35 — Etappe 35

Ranchot — Louvatange: 7km

Étape courte (trop courte pour prendre des photos), mais avec un bon dénivelé, hélas partagée avec des automobilistes prêts à rentrer du weekend prolongé. Une fois arrivée, nous retrouvons nos amis Charlotte, Grégory et Timothé avec qui nous allons passer deux jours chez le cousin de Grégory.

Kurze (zu kurz für Fotos), aber steile Etappe, bei der wir leider die Straße mit den Autos teilen mussten, die es alle eilig hatten aus dem verlängerten Wochenende zu kommen. Kurz nach der Ankunft treffen wir unsere Freunde Charlotte, Grégory und Timothé wieder, mit denen wir bei Grégorys Cousin zwei Tage verbringen werden.

Étape 33 — Etappe 33

Retzwiller – Montbéliard : 30 km
Ensuite, Montbéliard – Besançon en train.

Un peu plus et il nous arrivait exactement la même chose qu’à Tiengen. Après les 30 km de vélo sans pause (à part pour enfiler les vêtements de pluie…), et une grosse chute père – fille à 3 km de l’arrivée (heureusement sans conséquence), arrivée à la gare de Montbéliard et là… C’est le drame: la gare française a certes des ascenseurs mais passer vélos et remorques séparément un coup pour descendre, puis pour remonter sur le quai prend du temps. Une fois arrivés en haut, le train est là aussi et le contrôleur nous dit: « Vous voulez prendre le train, là!? … Ca ne va pas être possible! » Ah. La montée dans ce train se faisait avec 2 marches et la porte aurait – comme en Allemagne – été trop étroite. Dépités, nous reprenons les ascenseurs, Deux heures d’attente jusqu’au prochain. Nous déjeunons devant la gare, décidons de faire les courses nécessaires à la confection du gâteau d’anniversaire de Leya à la Biocop de Montbéliard plutôt qu’à celle de Besançon. Cela nous a permis de voir que la petite ville a un charme certain! Et de rencontrer Damien qui, spontanément et après nous avoir croiser plusieurs fois s’est arrêté pour en connaître plus sur notre aventure. Il nous a proposé de venir dormir chez lui en cas de soucis avec le train: Merci Damien! Mais cela n’aura pas été nécessaire grâce au train suivant: ascenseurs, préparation des remorques « compactées »… On se tient prêt. Et là, un train à niveau de quai s’arrête, deux contrôleurs super sympas nous indiquent le wagon « vélo », nous aident à nous installer, et nous demande où nous descendrons pour prévoir quelques minutes si nécessaire. Youpi!!! La vallée du Doubs entre Montbéliard et Besançon se déroule sous nos yeux: magnifique! Presque dommage de la faire en train… Mais nous sommes ravis d’arriver chez Christiane, amie de la famille pour deux nuits de repos bien méritée et une jolie visite guidée de Besançon en prime prévue le lendemain!

Um ein Haar wäre uns das Gleiche wie in Tiengen passiert. Nach dreißig Kilometern Rad ohne Pause (außer um uns die Regenkleidung anzuziehen) und einem Papa-Tochter-Sturz drei Kilometer vor der Ankunft stehen wir vor dem Bahnhof in Montbéliard, und jetzt kommt’s. Der französische Bahnhof hat zwar Aufzüge, mit denen wir die Fahrräder und Hänger auf der einen Seite runter und auf der anderen wieder hoch bekommen, aber das alles kostet Zeit. Als wir oben ankommen, ist der Zug schon da und der Schaffner sagt uns: « Wollen Sie mit diesem Zug mitfahren? Das wird nicht möglich sein. » Ah. Einsteigen wäre hier auch gleichbedeutend gewesen mit Stufen steigen und enge Türen durchqueren. Also machen wir kehrt und stellen uns auf zwei Stunden Wartezeit ein.Wir essen vor dem Bahnhof zu Mittag, wollen schnell noch zum Bioladen fahren um die Zutaten für Leyas Geburtstagskuchen zu kaufen, was wir eigentlich bei der Ankunft in Besançon machen wollten. So konnten wir uns das beschauliche Städtchen anschauen. Und auch Damien treffen, der uns mehrfach auf unseren Fahrrädern gesehen hat und spontan angehalten hat um ein Pläuschchen zu halten. Er bot uns sogar an bei ihm zu übernachten, falls es Probleme mit der Bahn geben sollte: Danke, Damien! Es war jedoch dank des nächsten Zuges nicht notwendig: Aufzug, Einklappen der Hänger … Wir sind bereit. Schließlich fährt ein moderner Regionalexpress ein, zwei freundliche Schaffner zeigen uns die Fahrradabteile, helfen uns beim Einsteigen, fragen uns, wo wir aussteigen um eventuell mehr Zeit am Bahnsteig einzuplanen. Juhuu!! Das Doubs-Tal zwischen Montbéliard et Besançon ist wunderschön. Eigentlich schon schade, im Zug dort entlangzufahren. Wir kommen freudig bei Christiane an, eine Freundin der Familie, bei der wir zwei Nächte bleiben und für den nächsten Tag einen Stadtrundgang bereithält.

Étape 31 — Etappe 31

Kembs — Bernwiller: 40km

Réveillés d’abord par la pluie qui s’est vite arrêtée, rendormis dans un concert de chants d’oiseaux, nous prenons au vrai réveil le petit déjeuner dans la nature. Est-ce que ces traces ont déjà été là hier ? Probablement pas. Alors, les sangliers et marcassins nous ont rendu visite cette nuit ? Nous n’avons rien entendu en tout cas.
Nous quittons la forêt de la Hardt sur une piste cyclable excellente et nous engageons sur le canal du Rhin au Rhône que nous retrouvons ici et que nous quittons momentanément à Mulhouse. En rentrant dans la ville, une voiture sort de son parking sans regarder et a failli renverser un de nos enfants. Je hurle, le conducteur s’arrête mais ne s’excuse pas. Nous continuons, prenons notre repas sur la place du temple et allons prendre un dessert. La glace est succulente, et nous discutons bien avec le propriétaire. Il nous a bien remonté le moral après l’incident — si tu lis ces mots, merci !
Nous repartons le long du canal. Une écluse en panne nous permet de discuter avec un couple qui fait l’EuroVélo 6 de Nantes à la Mer Noire, un peu plus loin nous discutons avec une famille allemande. Elle nous demande si c’est nous qu’un monsieur à vélo de course cherchait … Nous ne saurons que le lendemain que c’était notre hôte, Rolznd, venu à notre rencontre. 😉 Après une piste bien caillouteuse et cabossée que le GPS nous a malheureusement choisie, nous arrivons chez Cécile et Roland où nous sommes magnifiquement bien accueillis. Une pause bien méritée.

Der Regen weckt uns kurz auf, dann ein Vogelkonzert, bevor wir schließlich mitten in der Natur frühstücken. Waren diese Spuren schon gestern da? Wahrscheinlich nicht. Haben uns heute Nacht Wildschweine und Frischlinge besucht? Wir haben jedenfalls nichts gehört.
Wir verlassen den Hardt-Wald auf einem exzellenten Radweg und treffen einen alten Bekannten, den Rhein-Rhône-Kanal, wieder, den wir kurzzeitig in Mühlhausen verlassen. Als wir in die Stadt fahren, verlässt ein Fahrzeug den Parkplatz und hätte fast eines unserer Kinder umgefahren. Ich schreie er kriegt sich kaum ein, der Fahrer hält kurz an, aber entschuldigt sich nicht. Wir fahren weiter, essen auf dem Platz des Tempels und holen uns einen Nachtisch. Das Eis ist sehr lecker, und wir tauschen uns mit dem Besitzer aus. Er hat uns wieder aufgemuntert — falls du dies liest (auch auf Deutsch), danke!
Wir fahren wieder am Kanal. Eine kaputte Schleuse ermöglicht es uns mit einem Ehepaar reden, das gerade auf der EuroVelo 6 auf dem Weg von Nantes zum Schwarzen Mer ist, und etwas weiter mit einer deutschen Familie. Ob uns ein Herr auf einem Rennrad suche … Wir verneinen. Erst am nächsten Tag werden wir erfahren, dass das unser Gastgeber war. 😉 Nach einer Steine- und Schotterpiste, die uns leider vom Navi ausgesucht wurde, erreichen wir unser Ziel bei Cécile und Roland, wo wir herzlich empfangen werden. Eine wohl verdiente Pause.

Étape 30 — Etappe 30

Rheinfelden (D) — Kembs (F): 35km, via Basel // Bâle

ou: Du bar au bivouac
oder: Von der Bar ins Biwak

Le matin, je sors les vélos et découvre un rayon cassé chez Katia. Que faire ? J’appelle vite un réparateur à Rheinfelden : négatif, pas possible avant le lendemain. Franchement … L’autre dans le village voisin qui est sur notre route du jour n’est pas joignable par téléphone. Alors, tout ou rien, on y va. En pédalant, nous nous demandons si c’est la roue voilée qui avait posé le problème sur la route en descente il y a quelques jours … Possible. Avant d’arriver, nous devons passer un petit tunnel sous les rails de train. Et quand nous disons petit, ça veut surtout dire : étroit comme un vélo avec deux sacoches et pile une remorque, et tellement bas que les vélos ont failli ne pas passer (et nous non plus). Nous arrivons chez le monsieur qui sort de son magasin, répare le rayon en deux temps trois mouvements et nous souhaite un bon voyage. C’est ce que nous appelons un bon service.
Passage par Bâle. Sachez qu’il est interdit de traverser un passage piéton en roulant. C’est tout du moins ce que nous dit un monsieur suisse peu après nous avoir vus traverser ainsi. Il est certainement aussi interdit de garer les vélos en dehors des carrés de parking dessinés par terre, mais le carré est plein et nous avons tellement envie de nous payer une glace (qui était un frozen yoghurt) en Suisse que nous le faisons quand même. Sans suites.
Nous traversons la frontière paisiblement pour nous retrouver en France. Troisième pays aujourd’hui ! Nous passons plein de parcs de jeu (et nous nous demandons si un guide EuroVélo en famille qui recense les parcs de jeu existe …), longeons le canal de Huningue avant de nous engager dans la forêt de la Hardt où nous allons bivouaquer. Il y a certes des traces d’animaux par terre, mais nous nous mettons un peu à l’écart et tentons l’aventure, faisons une bonne soupe d’orties et lierre terrestre qui nous réchauffe, un petit feu (dans les règles de l’art, s’il vous plaît), montons les tentes et allons nous coucher.

Am Morgen entdecke ich an Katias Fahrrad einen Speichenbruch. Was nun? Schnell rufe ich einen Fahrradhändler in Rheinfelden an. Nichts zu machen, erst am nächsten Tag. Kaum zu glauben. Im Nachbarort gibt es noch einen, der auf dem heutigen Weg ist, jedoch beantwortet er den Anruf nichts. Dann heißt es alles oder nichts, wir fahren los. Während wir fahren, fragen wir uns, ob das eiernde Rad nicht für das Ins-Schleudern-Kommen des Hängers verantwortlich ist. Bevor wir ankommen, müssen wir durch einen kleinen Tunnel. Klein heißt da aber: schmal wie ein Fahrrad mit Seitentaschen und genau einem Hänger und so tief, dass die Fahrräder fast nicht durchpassen. Wir kommen bei dem Fahrradmann an. Er kommt schon aus seinem Laden, repariert die Speiche im Handumdrehen und wünscht uns eine gute Reise. Das nennen wir einen super Service.
Abstecher nach Basel. « Es ist verboten, in der Schweiz mit dem Velo über den Zebrastreifen zu fahren. » O-Ton eines Schweizers, der uns darüber aufklärt, da er uns gerade genau das hat machen sehen. Wahrscheinlich ist es auch verboten, die Fahrräder neben dem auf den Bürgersteig gemalten Kästchen zum Abstellen des Fahrrads abzustellen, aber das Kästchen ist voll und wir wollen ein Eis in der Schweiz (letztendlich ein Frozen Yoghurt), also machen wir es trotzdem. Ohne Folgen.
Wir überqueren die unscheinbare Grenze nach Frankreich. Das dritte Land heute! Wir kommen an vielen Spielplätzen vorbei (und fragen uns, ob es einen Führer für EuroVelo-Routen für Familien gibt, in der alle Spielplätze aufgezeichnet sind …), fahren den Hüninger Kanal entlang, bevor wir in den Hardter Wald fahren, wo wir unser Biwak aufschlagen werden. Wir finden zwar einige Tierspuren auf dem Boden, aber wagen es dennoch, machen eine leckere, uns wärmende Suppe, dazu ein kleines Feuer (ordnungsgemäß wie es sich gehört), stellen die Zelte auf und gehen schlafen.

Étape 29 — Etappe 29

Wallbach (CH) — Rheinfelden (D): 21km

Abfahrt nach einer fotografischen Traumreise von der Schweiz nach Tibet und zurück. Wir fahren durch einen Wald am Rheinufer mit mehreren Grillplätzen (mit vorhandenem Holz) und -hütten und bekommen Lust, ein Biwak zu machen … Aber wohl nicht in der Schweiz. Nach einer längeren Pause im City-Park in Rheinfelden (CH) geht’s durch die schöne Altstadt nach Rheinfelden (D). Nun schlafen wir in der ehemaligen Bar unseres Gastgebers. der die Kinder noch zu einer Bootsfahrt auf dem Rhein eingeladen hat. 🙂

Après avoir fait un voyage incroyable de la Suisse au Tibet aller-retour à travers un album photo, nous avons pris la route pour une étape plus courte, entre Rhin et forêt. Nous sommes passés à côté de beaux aménagements dans la nature avec BBQ (et le bois qui va avec !), bancs et cabanes. De quoi nous donner envie de bivouaquer ! Mais ce ne sera pas en Suisse que nous avons quittée aujourd’hui après une longue pause dans le City-Park de Rheinfelden (CH) et la traversée de la vielle ville pour arriver dans à la ville du même nom mais côté allemand. Nous passons la nuit dans un ancien bar dont le propriétaire a emmené les enfants faire un tour de bateau sur le Rhin : trop bien !