Étape 38 — Etappe 38

Authumes — Gergy/Mare de Roy: 43km

Nous repartons après une semaine de WWOOFing que nous avons passée à Authumes avec les vaches jersiaises et les petits fruits rouges. Après trente kilomètres sur des routes pas très fréquentées, nous retrouvons l’EV6 à Verdun-sur-le-Doubs que nous traversons. Hélas, nous n’avons pas le temps de visiter le Maison du Pain et du Blé, mais la ville n’étant pas très loin de notre destination finale — le Château de Magny — ce musée peut être une sortie prochaine, d’autant plus que le village a l’air mignon aussi. La surface de l’EV6 se dégrade d’un coup malheureusement, mais nous arrivons vite au joli petit camping où nous mangeons, jouons, et observons une mésange qui a fait son nid dans un trou d’arbre.

Nach einer WWOOF-Woche mit Jersey-Kühen und roten Beeren fahren wir nun zunächst dreißig Kilometer auf fast unbefahrenen Straßen, bevor wir in Verdun-sur-le-Doubs wieder auf die EV6 kommen. Leider fehlt uns die Zeit um uns das Brot- und Getreide-Museum dort anzuschauen, aber das auch sonst sehr niedliche Dorf ist ja nicht weit von unserem Endziel — das Schloss von Magny — entfernt. Der Belag der EV6 verschlechtert sich unerwartet, aber wir kommen bald auf dem netten kleinen Campingplatz an, auf dem wir essen, spielen und eine Meise beobachten, die ihr Nest in einem Baumspalt gebaut hat.

Le Jardin de Manspach

Nous avons passé en début de mois une semaine pleine de wwoofing en Alsace au Jardin de Manspach. L’occasion d’y découvrir une méthode de culture inattendue, inconnue mais absolument passionnante: la MSV (= Maraîchage sur Sol Vivant). Fabrice Meyer, le maraicher, produit des fruits et légumes pour 40 à 80 paniers (à la pleine saison) pour les adhérents à l’AMAP du Moulin de Maspach. Il nous a partagé ses connaissances et pratiques sans compter avec une passion et une motivation contagieuses!

80% de la biomasse terrestre est contenue dans le sous-sol, dont 90% dans les “veines” constituées par les galeries de vers de terre colonisées par du mycélium, essentiel à l’installation pérenne de végétaux (lire pour s’en convaincre l’excellent livre La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben). Le fait de retourner la terre pour la cultiver détruit toutes ces galeries, pas si faciles à reconstruire pour les vers de terre, impossible pour le mycélium à cause d’un retournement fréquent dans les jardins.

Le principe de MSV est sur la base de ces connaissances de ne pas retourner les sols, de cultiver en créant des galeries supplémentaires par l’enracinement de divers végétaux qui, lorsqu’ils sont couchés et couverts, vont non seulement créer de nouvelles galeries par la destruction de leurs racines, mais aussi enrichir le terrain en surface et en profondeur, créant de la biomasse et favorisant le développement de celle déjà présente. L’existence de galeries riches est essentielle pour la vie de sol car elles servent au passage de petits animaux, d’insectes ou autre, mais aussi du mycélium. Les excréments des divers animaux (dont les vers de terre) donnent du collant à la terre.

On pourrait penser que les galeries cassent les mottes mais en fait, elles les créent grâce à la place pour le collant des excréments et par conséquent permet une forte résilience à l’eau (voir des vidéos de Slake Test, test fait en direct lors d’une visite des jardins avec comparaison terre MSV vs terre d’agriculture conventionnelle). De plus, un sol couvert est moins sujet à l’évaporation, les racines des végétaux ensuite “détruits” avant une plantation permettent de faire remonter les oligo-éléments qui aideront les jeunes plantations à se nourrir au plus vite et au mieux. D’où l’intérêt d’avoir des racines de taille et profondeur différentes et des végétaux de différentes familles pour des plantations diversifiées ensuite (par exemple seigle, petits pois et phacélie).

Mais en plus de cette grande nouveauté, nous avons eu la chance de nous essayer au guidage de cheval de trait grâce aux conseils de Fab et la bonne volonté ou le super dressage d’Agathe. Et il n’y a pas à dire: un cheval de trait, c’est hyper impressionnant!!!

Fabrice aime en plus s’essayer à la géobiologie, organiser des concerts au jardin et un festival estival. De quoi donner plein d’envies! C’était top et nous sommes remontés à bloc et hyper motivés pour commencer les expérimentations à notre tour en arrivant à Magny!

Et puis allez, pour le plaisir, quelques impressions en vrac d’une semaine riche humainement (avec les autres wwoofeurs aussi!), en expériences et apprentissages (merci Fab!). Et n’hésitez pas à aller sur son site et à vous perdre dans ses partages: c’est une mine!!!

Étape 37 — Etappe 37

Dole — Authumes: 34km

Départ matinal sur la piste cyclable, ensuite sur les routes plutôt calme. Matinal parce que nous voulons échapper aux grosses chaleurs annoncées. Au bout de quinze kilomètres, nous entendons un « crac » : un rayon cassé sur la roue arrière de mon vélo. Après concertation, réflexion et vérification, je prends le vélo de Katia, mets ma roue sur le porte-bagage et fait demi-tour pour aller à un magasin de vélo à un kilomètre de notre point de départ. (Ajoutez donc 26km à mon compte s’il vous plaît.) Du coup, avec l’attente de mon retour, nous avons perdu toute l’avance matinale…
Le reste de la route se passe bien : champs de blé, seigle, orge, maïs, et puis une petite côte pour arriver à notre quatrième et dernier lieu de wwoofing à Authumes. Peu avant de rentrer dans le village, une voiture s’arrête et nous faisons déjà brièvement connaissance avec Philippe chez qui nous allons aider ces prochains jours à ramasser des fraises et traire les vaches jersiaise.

Wir wollen recht früh losfahren, zunächst auf dem Radweg, später auf den eher ruhigen Straßen. Früh, weil wir der angesagten Hitze entgehen wollen. Nach fünfzehn Kilometern hören wir ein « Krack »: eine Speiche an meinem Hinterrad ist gebrochen. Nach Überlegung und Überprüfung nehme ich Katias Fahrrad, schnallt mein Hinterrad auf den Gepäckträger und fährt zum Fahrradladen, der etwa einen Kilometer vor dem Startpunkt ist. (Auf meinem Konto werden dann bitte noch 26 zusätzliche Kilometer gutgeschrieben.) Der morgendliche Vorsprung ist mit dem Warten aufgebraucht…
Der Rest des Weges verläuft gut: Weizen-, Roggen-, Gerste-, Maisfelder, und am Ende eine kleine Steigung um zu unserem vierten und letzten WWOOF in Authumes. Kurz vor der Dorfeinfahrt hält ein Auto mitten auf der Straße an: Wir machen schon Bekanntschaft mit Philippe, bei dem wir in den nächsten paar Tagen auf dem Hof beim Erdbeerenpflücken und besonders beim Jersey-Kühe-Melken helfen werden.

Étape 32 — Etappe 32

Bernwiller – Manspach – Retzwiller: 18.5 km

Les tout premiers kilomètres à cinq le long du canal!
Die allersersten Kilometer zu fünft am Kanal!

Arrivée dans le jardin de Fabrice à Manspach, Maraîchage sur Sol Vivant, une semaine prometteuse d’enseignements !
Ankunft in Fabrices Garten in Manspach, Gemüseanbau auf ledendem Boden, die Woche hier verspricht uns viel!

Natur- und Tiererlebnishof Opfingen

„Hat die Blume einen Knick, war der Schmetterling zu dick!“

Biodiversität auf dem Bauernhof? Ist die Rede von industrieller Landwirtschaft, ist es natürlich nicht der Fall; auf biologischen Bauernhöfen schon eher. Aber das Wort passt perfekt zum Natur- und Erlebnishof in Opfingen! Noch besser wäre es, wenn man dazu ein Adjektiv hinzufügt, wie zum Beispiel militantistische Biodiversität. Da klingt es am genauesten!

Denn ja, Biodiversität kenne ich im Grunde genommen. Aber das, wofür die Besitzerin dort täglich kämpft, ist viel mehr! Katharina hat mitten im Dorf einen Raum geschaffen, wo seltene und alte Bauernhofrassen den wichtigsten Platz haben, und gezüchtet, geliebt, vorgestellt, geschützt und… gerettet werden! Unser siebentägiger Aufenthalt bei ihr hat uns einen Teil der Biodiversität gezeigt, von dem wir nur wenig Ahnung hatten.

Seit Jahrzehnten hat die industrielle Landwirtschaft die Rassen nach Leistung gekreuzt und gezüchtet. Jedoch ist allgemein bekannt, dass Leistung stark mit Umsatz korreliert. Deswegen gibt es Eier aus Legebatterien und Hühner, die für ihr Fleisch getötet werden, bevor sie körperlich groß genug oder ausgewachsen sind; und beide sehen in ihrem leidvollen Leben weder Wiese noch Sonne. Dies lässt sich selbstredend leider auf andere Tiere übertragen. Die Fabrikhühner wurden wieder und wieder gekreuzt, damit sie rekordverdächtige Eierlegemaschinen werden, haben aber sonst keinen anderen Nutzen. Außerdem währt ihr nutzen nur kurz, sodass sie frühzeitig geschlachtet bzw. vernichtet werden. Andere müssen so schnell wachsen, dass ihr Fleisch keinerlei Geschmack oder Biss hat, was jeden skeptisch lässt, der mal ein Hähnchen von einem Bauernhof gegessen hat. Bei solchen Praktiken, die immer weiter bekannt sind, vergeht einem doch der Appetit.

Bevor es diesen Marktwettkampf gab, wählten die Bauern meist ihre Tiere nach Nutzvielfalt: Hühner, Gänse, Enten für die Eier UND für das Fleisch; Schafe für die Wolle UND für das Fleisch UND für die Milch; und so weiter.

Da bleiben sicherlich zwei Lösungen: sich vegan ernähren oder zu einer durchdachten, respektvollen und nützlichen Tierhaltung zurückkehren. Wir haben uns seit einiger Zeit für den zweiten Ansatz entschieden, da das wenige Fleisch, das wir essen, von bestimmten Orten kommen, von denen wir die Tierhaltebedingungen kennen. Auch auf diesem Hof hat man sich für die zweite Option entschieden. Die dortigen Tiere haben mindestens einen doppelten Nutzen und wurden explizit auf Grund der Kriterien lokale Herkunft, Urrasse und Bedrohtheit ausgesucht. So hat Katharina seit etwa zehn Jahren Sundheimer-Hühner, ursprünglich aus Baden und damals vom Aussterben bedroht. Heute sind sie nur noch unter Beobachtung und daher nicht mehr gefährdet. Und dies ist zum Großteil der Verdienst von dieser kleinen Frau, die leidenschaftlich ihre Arbeit vollbringt und bei der heute bis zu vierhundert Küken pro Jahr schlüpfen, in Verbindungen und mit der Unterstützung anderer Landwirte in ihrem Umkreis. Die Hühner haben gutes Fleisch, sind gute Brüter und außerordentlich zahm und sind daher eine ideale Rasse für Lehrveranstaltungen, in denen die Besucher die Tiere berühren und streicheln können, während sie der engagierten Rede zuhören, die einen Boycott der Fabrikhühner näherlegt.

Gleicher Kampf für die Pferde dieses pädagogischen Hofs. Katharina besitzt zwei Urpferderassen von Kleinpferden, die als selten eingestuft sind und von denen andere heutige Pferderassen abstammen, wie die Araber-Pferde, nämlich die Kaspischen Kleinpferde, gerettet durch den Einsatz einer Engländerin in den achtziger Jahren, nachdem sie schon als ausgestorben eingestuft worden waren, und Amerikanische Miniaturpferde.

Ähnlich geht es im Garten weiter. Katharina besorgt sich lokale Bio-Samen und sammelt, wenn möglich, die Samen ihrer eigenen Pflanzen am Ende des Jahres ein, um sie im folgenden Jahr zu vermehren. Ihr Wissen von Heil- und Wildkräuter, die manche als „Unkraut“ bezeichnen und bekämpfen, ist ebenso groß, und sie teilt es in Seminartagen mit anderen. Wir hatten viel Spaß dabei, uns mit ihr darüber auszutauschen, welche zu pflücken und zu kochen.

Falls ihr euch jetzt noch fragt, warum es so wichtig ist, alte und lokale Rassen zu erhalten, geben wir euch noch folgende Gründe:
– Teilhabe am Schutz des genetischen Erbguts und des biologischen Bestands sowie der Biodiversität, die hart auf Grund der Massenproduktion (sowohl bei der Tierhaltung als auch im Garten) stark in Mitleidenschaft gezogen wurde;
– Zucht von angepassten Tieren bezüglich Wetter-, Futter-, Raubtier- und Krankheitsbedingungen;
– Mehrfachnutzung von einer Tierrasse.

Damit die Wahl der Hühner beim nächsten Mal nach dieser Überlegung leichter wird, kann man sich entweder auf der französischen Seite https://www.poules-racesdefrance.fr/les-races/ oder dem deutschen Pendant http://www.g-e-h.de/index.php/die-geh1/rote-liste2 informieren.

Ferme pédagogique des animaux et de la nature à Opfingen

« Si la fleur est pliée, le papillon trop gros a été ! » – „Hat die Blume einen Knick, war der Schmetterling zu dick!“

La biodiversité à la ferme, ça vous parle ? Si on parle des fermes usines, ce n’est bien sûr pas le cas, dans les petites fermes biologiques déjà plutôt, mais de la ferme pédagogique visitée à Opfingen, là, aucun autre mot ne convient mieux pour en parler ! Ou peut-être faudrait-il y ajouter un adjectif, du genre : biodiversité militante. Là, ça sonne bien !

Parce qu’en effet, la biodiversité en général, je connais. Mais ce pour quoi la maîtresse des lieux se bat au quotidien, c’est bien plus ! Katharina a créé un univers dans lequel les anciennes races fermières en voie de disparition tiennent une place de choix, sont élevées, chouchoutées, présentées, défendues… et sauvées ! Notre séjour d’une semaine en wwoofing chez elle nous a fait découvrir un pan de la biodiversité dont nous n’avions que peu idée.

Depuis des décennies, les fermes usines ont trié les races pour choisir les plus « performantes ». Mais en fait, la performance de ces fermes, ça tout le monde le sait bien, correspond étroitement à leur chiffre d’affaire. D’où les œufs de poules en batterie et les poulets à viande arrivés à la taille souhaitée avant même d’être à maturité et qui ne voient pour les unes comme pour les autres jamais un brin d’herbe ni le soleil – pour ne parler que du sort fait à ces volailles mais réservé à bien d’autres animaux encore. Les espèces d’usine ont été coupées et recoupées pour devenir poules à ponte record mais bonne à rien d’autre et peu de temps seulement, d’où un passage à l’abattoir particulièrement précoce ou poulet à viande à la croissance hyper rapide mais dont la saveur et la consistance laissent sceptiques quiconque a déjà goûté à un vrai poulet de ferme. Et il y a vraiment de quoi vomir en considérant les méthodes d’élevage qui sont depuis quelques temps connues de tous. Or, avant, les fermiers choisissaient la plupart du temps les races de leurs bêtes pour la multiplicité des usages qu’ils allaient en faire : des poules, oies et canes pondeuses ET à viande ; des moutons à laine ET à viande etc.

Alors face à cela, deux solutions : devenir végan ou revenir à un élevage réfléchit, respectueux et utile. Jusque-là, nous étions plutôt bien dans la famille puisque la seule viande que nous mangeons encore vient de lieux bien définis où nous connaissons les (bonnes) conditions d’élevage. La ferme que nous avons visitée a opté pour la deuxième solution également. Les animaux que l’on y trouve ont au minimun une double utilité et ont été choisis surtout pour leur caractère local, ancien et en voie de disparition. Ainsi, Katharina élève depuis une dizaine d’années des poules de la race Sundheimer, originaires du Bade et qui étaient alors à deux doigts de disparaître. Aujourd’hui, elles restent en observation mais ne sont plus catégorisées comme en danger immédiat. Et ce en grande partie grâce au travail effectuée par ce petit bout de femme passionnée qui, aujourd’hui, réussit à obtenir jusqu’à 400 poussins par an dans son élevage, soutenue par d’autres fermiers du coin. Ces poules ont une chair excellente, sont de bonnes pondeuses et sont en plus particulièrement dociles, ce qui fait d’elles une race idéale pour faire de la pédagogie et laisser les visiteurs les toucher, caresser pendant qu’ils écoutent le discours engagé qui leur est livré pour le boycotte des produits des fermes usines.

Pour les chevaux de cette ferme pédagogique, même combat. Katharina possède deux races de petits chevaux plutôt rares considérées comme des races mères (dont descendent de nombreuses races actuelles, dont les chevaux arabes) : les chevaux caspiens, sauvés de la disparition par une Anglaise dans les années 80 après avoir été déclarés disparus et les miniatures américains.

Côté jardin, il en va de même ! Katharina se procure des graines bio, locales et récupère si possible chaque année les graines de son propre jardin pour la reproduction de l’année suivante. Sans parler de sa connaissance plutôt pointue des plantes et herbes sauvages souvent appelées « mauvaises herbes » par la majorité des gens et combattues à tort dans les jardins. Nous avons pris plaisir à échanger nos connaissances, les avons cueillies et cuisinées.

Et si vous vous demandez encore pourquoi défendre à tout prix les races anciennes et locales, voici les meilleures raisons :
– Participer à la préservation du patrimoine génétique et des espèces, de la biodiversité qui a été rudement mise à mal par les choix de production de masse (tant en élevage qu’au jardin)
– Avoir des espèces adaptées au milieu (météo, nourriture, prédateurs, maladie…)
– Souvent des races animales ayant au moins 2, voire 3 utilisations.

Et pour faire le choix de votre prochaine race de poule, voici un lien précieux pour la France https://www.poules-racesdefrance.fr/les-races/ et son pendant allemand : http://www.g-e-h.de/index.php/die-geh1/rote-liste2

Étape 17 — Etappe 17

Neuf-Brisach — Opfingen: 19km — retour en Allemagne // Rückkehr nach Deutschland,
– incl. 100m de dénivelé sur 2km pour avoir une vue époustouflante à l’Ouest sur les Monts d’Alsace, à l’Est sur la forêt noire avec en contre-bas la ville de Fribourg à nos pieds // mit 100m Steigung auf 2km und als Belohnung ein atemberaubender Blick auf die Berge des Elsass im Westen, die des Schwarzwaldes im Osten und zu unseren Füßen die Stadt Freiburg
– arrivés à Opfingen, les enfants étaient récompensés par une chasse aux oeufs (merci au lapin Frederik pour sa générosité) // in Opfingen wurden die Kinder mit einer Eiersuche empfangen (Dank an Frederik für seine Großzügigkeit)

« De bons légumes », initiative pour une agriculture solidaire*

Solawi Weingarten

* Gutes Gemüse, Initiative für eine solidarische Landwirtschaft

Le temps passe vite ! Déjà plus de trois semaines que nous avons pris la route, 10 jours que nous avons quitté notre premier lieu de wwoofing à Weingarten. Nous arrivons aujourd’hui au deuxième et je me dis qu’il est grand temps de rédiger enfin l’article sur Solawi Weingarten !

Mais pour être franche, ça fait du bien de se libérer des obligations, de prendre le temps de respirer, d’observer. Le printemps me semble être la période idéale pour un voyage à vélo : nous voyons la végétation évoluer de jour en jour (peu de fleurs à notre départ, puis les cerisiers / merisiers chez qui les fruits verts font place aux fleurs, les pommiers et les lilas prennent le relais), l’apparition des insectes, divers papillons semaine après semaine (aucun la première semaine, puis papillons citron, yeux de paon puis papillons aurore…). S’assoir dans un petit coin de nature et regarder toute la vie que dégage un mètre carré de prairie sauvage. Et la météo est devenue bien plus clémente que les premières semaines pour nos journées de cyclistes. C’est beau la vie !

Mais bref : je m’écarte du sujet de notre dernier wwoofing… Nous y avons aidé Hannes et ses amis ou collègues pendant quatre jours (le dimanche suivant notre arrivée étant chômé, nous avons aidé nos hôtes Ute et Klaus à remettre la cuisine d’été qui était la nôtre en état de marche, loin des champs). Presque trop court pour pouvoir poser toutes nos questions, d’autant qu’Hannes et sa famille n’avaient pris leur poste que deux semaines auparavant et en étaient encore à la phase de repérage et de réflexion quant à l’organisation du travail. Notre timing n’était donc pas le meilleur. Nous sommes aussi arrivés le samedi après-midi après la fête de l’association, et repartis le jour de récolte et la veille de la distribution des paniers. Dommage. Mais nos hébergements suivants ne laissaient que peu de possibilité de faire autrement.

Malgré tout, nous avons pu participer à un certain nombre de tâches de printemps : arrosage dans les serres, butage, plantage, préparation de la terre avant nouvelles plantations. Les enfants ont pris plaisir à participer à certaines tâches ou ont joué librement avec les autres enfants.

L’initiative des « bons légumes pour Weingarten » est née en 2014, elle utilise aujourd’hui 1.6 hectares de terres (malheureusement divisées en trois parcelles éloignées) pour fournir des légumes bios (comme à Mayence sans label) à 70 personnes. À terme, elle souhaiterait pouvoir profiter des jardins ouvriers délaissés ci et là dans la ville pour s’agrandir. Les terres sont cultivées ou semées de phacélie entre deux cultures, une fleur qui nous a été présentée comme idéale pour ne pas laisser la terre vide sans toutefois utiliser les minéraux nécessaires à aucun légume susceptible d’être planté ensuite.

Les premières années ont été mouvementées pour ce beau projet ! D’abord la difficulté de trouver quelqu’un à salarier. Un en 2015, un autre pour les deux années suivantes, puis personne. Les adhérents ont dû s’autogérer, s’organiser pour cultiver eux-mêmes les terrains et produire leurs propres légumes. Mais ceci au détriment des adhésions qui ont drastiquement baissé l’année suivante, heureusement remplacées petit à petit par de jeunes familles intéressées également par le côté participatif du projet. Nous avons eu l’occasion de planter les oignons avec l’une d’entre elle, ravie de venir donner un coup de main pour passer une heure en extérieur.

Pour le reste, Hannes (agriculteur formé en agroécologie façon Steiner) et sa femme (qu’il a rencontré à l’école) ont repris la main sur les cultures il y a donc un petit mois à présent. Ils sont aidés par trois employées, deux personnes à mi-temps dont Isabel qui complète ainsi son mi-temps de jardinière pédagogique dans les écoles du village après des études agroalimentaires et un « petit-job » à 450€ comme ils existent en Allemagne.

Le fonctionnement interne de l’association est bien défini, les tâches réparties entre les adhérents volontaires (mais non spécialistes la plupart du temps). Deux responsables viennent de l’extérieur, qui ont attiré notre attention : l’une d’elles fait partie de l’association Konsenslotsen et aide à la gouvernance de l’association qui a décidé de prendre ses décisions comme nous le faisons à MagnyÉthique : au consentement. Elle est intervenue pour les faciliter les réunions, passer le flambeau à des animateurs internes et sert aujourd’hui de conseillère à distance lorsque les membres du groupe en ont besoin. La seconde personne est un médiateur en Communication Non Violente. L’association fait appel à lui pour être aidée en cas de gros conflits. Il y en a visiblement eu besoin à plusieurs reprises ces dernières années, d’après l’analyse de certains des concernés pour des questions « socio-culturelles » qui ont mené à des malentendus sur les attentes ou buts des uns ou des autres (nécessité et prix d’un tracteur pour l’agriculteur par exemple). La CNV a été une aide précieuse pour permettre à chacun de s’écouter et sortir de l’impasse. Ces deux rôles confiés à des personnes externes nous ont confortés dans notre conviction que si l’on veut qu’un groupe fonctionne, il faut d’une part travailler avec des individus prêts à évoluer et travailler en parallèle à la gestion de l’ensemble. Nos diverses discussions autour du sujet allaient toutes dans cette direction. Commission gouvernance, il faut continuer sur la voie choisie ! 😉

Je terminerai par une remarque courte : deuxième Solawi rencontré, deuxième système de prix libre pour financer la culture des paniers : solidarité jusqu’au bout, comme nous l’avions déjà admiré pour Solawi Mainz. À croire que la société va vraiment vers moins d’égoïsme ! Du moins dans certains cercles pour commencer. Plus qu’à se consolider pour pouvoir essaimer !

Merci à Ute et Klaus pour leur accueil et leurs gestes amicaux, à Ute pour avoir mis à notre disposition la tiny house pour nous protéger du froid et de l’humidité, à Susi également pour les conversations très enrichissantes (et les lessives !), à Hannes & Carina et leurs enfants pour les moments partagés, à Isabel s’être laissée questionner ! À bientôt peut-être !

Welches Dach über unseren 5 Köpfen?

Die Suche nach Übernachtungsmögichkeiten wird aktiver, je näher der große Tag der Abfahrt näher rückt!

Zwar nehmen wir Zelte und alles Nötige mit, um autonom zu sein, aber das Ziel der Reise hat auch eine menschliche Komponente. Wir hoffen, dass sich uns Türen öffnen werden, selbst wenn wir zu fünft sind! Versprochen, wir verstehen es, uns klein zu machen!

Hier unsere Optionen:

Freunde: Wir wollen die Gelegenheit nutzen, um Kontakt zu unseren deutsch-französischen Freunden (wieder) aufzunehmen. Das Wiedersehen und selbst das Wiederhören ist manchmal selten geworden, seit die meisten von uns Eltern geworden sind. Das ist nun unsere Chance!

Warmshowers : Dank dieser Plattform haben wir schon mehr als zehnmal Reisenden unsere Tür geöffnet und sie an unserem Tisch empfangen. Sie kamen aus verschiedenen Ländern, waren unterschiedlichen Alters, als Einzelgänger, Paare, Freunde oder Familie bei uns. Das Prinzip: ein Plätzchen (selbst im Garten), einen geschützten Ort für die Fahrräder und nicht zuletzt nach einem Tag im Sattel eine warme Dusche anzubieten. Unsere allerersten Gäste 2015 waren ein binationales Paar, deutsch-polnisch, auf dem Weg nach Spanien. Sie hatten uns über couchsurfing kontaktiert. Dank uns haben sie dann die Plattform für Radfahrer kennengelernt und sich angemeldet. Unter den letzten war eine fünfköpfige Familie auf dem Weg von England nach Portugal! Alle aber hatten schöne Geschichten zu erzählen, haben uns irgendwie mit auf Reisen genommen. Dagegen hatten sie die schwere Aufgabe, unseren Kindern ihre Lieblingsgeschichten auf Englisch vorzulesen (manchmal sehr witzig mit den verschiedenen Akzenten!). Zweimal wurde Pascal auch aufgenommen und einmal durften wir im letzten Juni für zwei Tage zu sechst bei einer Familie an der deutsch-französischen Grenze im Saarland bleiben, bei der Pascal schon mal war. (Nina und Markus, wir grüßen euch und eure Jungs!). Wir hoffen nun, dass wir von der Gastfreundschaft der Mitglieder dieser netten Gemeinschaft so oft wie möglich während unserer drei Monate unterwegs profitieren werden.

Unsere Reise ist – wie der Name sagt – ein Übergang, der zu neuen Horizonten führt. Eine kurze Erklärung über unsere Zukunft ist also nötig, selbst wenn die Einzelheiten in einem späteren Artikel veröffentlicht werden. Wir sind also dabei, mit anderen einen Ökoort im Beaujolais Vert zu gründen. Sehr kurz gefasst klingt es so: gemeinschaftliches Wohnen (Cohousing), Baum-, Obst- und Gemüsegarten in Permakultur, Empfang von Menschen und Möglichkeit, vor Ort zu arbeiten. Aber in diesem Hinblick haben wir ganz fest vor, uns in der Permakultur weiterzubilden, indem wir anpacken (denn nur Theorie bringt nichts!). Wir wollen uns auch von anderen bestehenden Gemeinschaftsregelungen inspirieren lassen, indem wir vor Ort welche beobachten und studieren, bevor wir im Sommer an unserer eigenen Regelung mit unserer Gruppe arbeiten. Zwei weitere Übernachtungs- oder Aufenthaltsoptionen also:

Wwoofing: Nach zwei bereichernden Erfahrungen mit der Familie – einmal 2017 für zwei Wochen in Brachoua (Marokko) und einmal 2018 für zehn Tage in Kirkcudbright (Schottland) – hoffen wir zwischen 7 und 10 Tagen in verschiedenen biologischen Bauernhöfen bleiben und helfen zu dürfen, die die Permakultur ansetzen. Pause für die Beine, Einsatz der Arme und Auszeit für die Kinder. Dafür haben wir uns auf den beiden Seiten für Wwoofing eingeschrieben, die deutsche und die französische, und suchen darauf die Kandidaten, die sich in der Nähe unserer Strecke befinden.

Gemeinschaften: Andere Aufenthaltsart, wahrscheinlich für eine kürzere Zeit als die davor: Besuch in Gemeinschaften, seien sie religiös (ja doch!), laizistisch, landwirtschaftlich, Yoga-orientiert oder sonst was. Unser Ziel dabei ist ja zu erleben, wie die Teilnahme von jedem und allen vor Ort verwaltet wird. Natürlich findet man in Büchern einiges darüber, aber das Beschriebene handelt oft nicht davon, wie die Protagonisten zu diesen Entschlüssen gekommen sind und noch weniger ermöglichen sie einem zu verstehen, für welche Personen genau diese gemacht wurden! Deswegen wollen wir nachforschen! Als Unterstützung haben wir die alte Version vom Verzeichnis der europäischen Gemeinschaften Eurotopia im Gepäck (die neue kommt leider im Frühling raus aber zu spät für uns) sowie für Frankreich die Seiten La Fabrique des Colibris und Habitat Participatif.

Aber egal welche Übernachtung zu finden ist, das Weiterleiten und die Empfehlungen werden sicherlich eine große Rolle spielen! Wenn ihr uns also für den Fall, dass wir in eure Nähe fahren, aufnehmen wollt, oder wenn ihr jemanden kennt, ob Freund, Bauernhof oder Gemeinschaft, wo wir willkommen sein könnten, dann sagt uns bitte Bescheid!!!

Diesen Artikel dürft ihr auch gerne weiterleiten, damit sich vielleicht andere melden! Danke dafür!

Quel(s) toit(s) pour nos 5 têtes?

La recherche d’hébergements se fait plus active à l’approche du grand départ !

Nous emmenons certes toiles de tente et tout le nécessaire pour êtres autonomes mais le but du voyage étant aussi d’ordre humain, nous espérons que des portes s’ouvriront pour nous accueillir, même à 5 ! Promis, nous saurons nous faire tout petits !

Nos pistes sont les suivantes :

* Les amis : profiter de l’occasion pour (re)prendre contact avec nos amis franco-allemands. Les retrouvailles physiques et même téléphoniques se sont faites rares depuis que nous sommes presque tous parents. Alors autant faire d’une pierre deux coups !

* Warmshowers : Nous avons grâce à cette plateforme ouvert la porte et fait une place à notre table une bonne dizaine de fois à des voyageurs de tous horizons, de tout âge, qu’ils soient solitaires, en couple, entre amis ou en famille. Le principe : offrir un endroit où dormir (même dans le jardin), une possibilité de mettre les vélos à l’abri pendant la nuit et surtout de prendre une bonne douche chaude après une journée en selle ! Nos tout premiers invités en 2015 étaient un couple binational germano-polonais partis pour l’Espagne. Ils nous avaient contactés par couchsurfing. Ils ont été ravis de connaître après leur visite chez nous la version cyclistes sur laquelle ils se sont ensuite vite inscrits. Parmi les derniers l’an dernier une famille de 5 sur la route d’Angleterre au Portugal ! Tous avaient de belles histoires à nous raconter, nous ont fait voyager par procuration et ont eu en contrepartie la rude tâche de lire en anglais à nos enfants leurs livres favoris en langue anglaise (parfois très drôle de découvrir les différents accents 😉 !). À deux reprises, Pascal a pu être hébergé aussi et nous avons eu la possibilité d’en profiter à 6 pendant deux jours en juin dernier, dans une famille à la frontière franco-allemande où Pascal s’était déjà arrêté (Nous vous saluons au passage, Markus et Nina, ainsi que vos deux grands !). Nous espérons profiter de l’hospitalité des membres de cette belle communauté autant que possible pendant nos 3 mois de voyage.

Notre voyage étant une transition vers de nouveaux horizons, avons-nous dit, une brève explication de l’avenir s’impose, même si les détails viendront dans un autre article. Nous sommes en train de créer avec d’autres un écolieu dans le Beaujolais vert. En très résumé : habitat participatif, jardin-verger permacole, accueil de public et de professionnels sur place. Mais pour cela, nous comptons bien continuer à nous former à la permaculture en mettant la main à la terre d’une part (parce que la théorie ne suffit pas !), et nous laisser inspirer par des modes de fonctionnements communautaires existants en les observant et étudiant sur place avant de choisir les nôtres l’été prochain avec notre groupe. Du coup, deux autres pistes d’hébergement ou séjour :

* Wwoofing : Après deux expériences enrichissantes en famille de deux semaines en 2017 à Brachoua (Maroc) et de 10 jours en 2018 à Kirkcudbright (Écosse), nous espérons pouvoir séjourner et aider entre 7 et 10 jours dans diverses fermes biologiques cultivant en permaculture. Repos des jambes contre mise au service des bras et repos pour les enfants. Nous sommes inscrits sur les deux plateformes française et allemande et cherchons les candidats sur notre route.

* Communautés : Autre type de séjour, probablement un peu plus court que le précédent : accueil en communauté, qu’elle soit religieuse (si si !), laïque, agricole, orientée vers le yoga ou quoi que ce soit d’autre, notre objectif est bien de voir comment la participation de chacun et de tous y est gérée. Il existe bien sûr des écrits pour connaître tout cela, mais les écrits ne permettent souvent pas de savoir comment les concernés en sont arrivés à ce type de fonctionnement et encore moins de les connaître pour comprendre à qui ce type de solution correspond vraiment ! Alors nous allons mener l’enquête ! Pour nous aider : l’ancien annuaire Eurotopia (le nouveau sort ce printemps – mais trop tard pour nous), en France les pages des Colibris et d’Habitat Participatif.

Mais quel que soit l’hébergement recherché, le bouche à oreille va surement avoir son importance ! Alors si vous voulez nous héberger à notre passage près de chez vous ou connaissez des personnes, fermes, communautés qui seraient susceptibles de le faire, merci de nous le dire !!!

Et n’hésitez pas à partager cet article pour que d’autres se manifestent peut-être ! Merci !