Étape 38 — Etappe 38

Authumes — Gergy/Mare de Roy: 43km

Nous repartons après une semaine de WWOOFing que nous avons passée à Authumes avec les vaches jersiaises et les petits fruits rouges. Après trente kilomètres sur des routes pas très fréquentées, nous retrouvons l’EV6 à Verdun-sur-le-Doubs que nous traversons. Hélas, nous n’avons pas le temps de visiter le Maison du Pain et du Blé, mais la ville n’étant pas très loin de notre destination finale — le Château de Magny — ce musée peut être une sortie prochaine, d’autant plus que le village a l’air mignon aussi. La surface de l’EV6 se dégrade d’un coup malheureusement, mais nous arrivons vite au joli petit camping où nous mangeons, jouons, et observons une mésange qui a fait son nid dans un trou d’arbre.

Nach einer WWOOF-Woche mit Jersey-Kühen und roten Beeren fahren wir nun zunächst dreißig Kilometer auf fast unbefahrenen Straßen, bevor wir in Verdun-sur-le-Doubs wieder auf die EV6 kommen. Leider fehlt uns die Zeit um uns das Brot- und Getreide-Museum dort anzuschauen, aber das auch sonst sehr niedliche Dorf ist ja nicht weit von unserem Endziel — das Schloss von Magny — entfernt. Der Belag der EV6 verschlechtert sich unerwartet, aber wir kommen bald auf dem netten kleinen Campingplatz an, auf dem wir essen, spielen und eine Meise beobachten, die ihr Nest in einem Baumspalt gebaut hat.

Le Jardin de Manspach

Nous avons passé en début de mois une semaine pleine de wwoofing en Alsace au Jardin de Manspach. L’occasion d’y découvrir une méthode de culture inattendue, inconnue mais absolument passionnante: la MSV (= Maraîchage sur Sol Vivant). Fabrice Meyer, le maraicher, produit des fruits et légumes pour 40 à 80 paniers (à la pleine saison) pour les adhérents à l’AMAP du Moulin de Maspach. Il nous a partagé ses connaissances et pratiques sans compter avec une passion et une motivation contagieuses!

80% de la biomasse terrestre est contenue dans le sous-sol, dont 90% dans les “veines” constituées par les galeries de vers de terre colonisées par du mycélium, essentiel à l’installation pérenne de végétaux (lire pour s’en convaincre l’excellent livre La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben). Le fait de retourner la terre pour la cultiver détruit toutes ces galeries, pas si faciles à reconstruire pour les vers de terre, impossible pour le mycélium à cause d’un retournement fréquent dans les jardins.

Le principe de MSV est sur la base de ces connaissances de ne pas retourner les sols, de cultiver en créant des galeries supplémentaires par l’enracinement de divers végétaux qui, lorsqu’ils sont couchés et couverts, vont non seulement créer de nouvelles galeries par la destruction de leurs racines, mais aussi enrichir le terrain en surface et en profondeur, créant de la biomasse et favorisant le développement de celle déjà présente. L’existence de galeries riches est essentielle pour la vie de sol car elles servent au passage de petits animaux, d’insectes ou autre, mais aussi du mycélium. Les excréments des divers animaux (dont les vers de terre) donnent du collant à la terre.

On pourrait penser que les galeries cassent les mottes mais en fait, elles les créent grâce à la place pour le collant des excréments et par conséquent permet une forte résilience à l’eau (voir des vidéos de Slake Test, test fait en direct lors d’une visite des jardins avec comparaison terre MSV vs terre d’agriculture conventionnelle). De plus, un sol couvert est moins sujet à l’évaporation, les racines des végétaux ensuite “détruits” avant une plantation permettent de faire remonter les oligo-éléments qui aideront les jeunes plantations à se nourrir au plus vite et au mieux. D’où l’intérêt d’avoir des racines de taille et profondeur différentes et des végétaux de différentes familles pour des plantations diversifiées ensuite (par exemple seigle, petits pois et phacélie).

Mais en plus de cette grande nouveauté, nous avons eu la chance de nous essayer au guidage de cheval de trait grâce aux conseils de Fab et la bonne volonté ou le super dressage d’Agathe. Et il n’y a pas à dire: un cheval de trait, c’est hyper impressionnant!!!

Fabrice aime en plus s’essayer à la géobiologie, organiser des concerts au jardin et un festival estival. De quoi donner plein d’envies! C’était top et nous sommes remontés à bloc et hyper motivés pour commencer les expérimentations à notre tour en arrivant à Magny!

Et puis allez, pour le plaisir, quelques impressions en vrac d’une semaine riche humainement (avec les autres wwoofeurs aussi!), en expériences et apprentissages (merci Fab!). Et n’hésitez pas à aller sur son site et à vous perdre dans ses partages: c’est une mine!!!

Étape 37 — Etappe 37

Dole — Authumes: 34km

Départ matinal sur la piste cyclable, ensuite sur les routes plutôt calme. Matinal parce que nous voulons échapper aux grosses chaleurs annoncées. Au bout de quinze kilomètres, nous entendons un « crac » : un rayon cassé sur la roue arrière de mon vélo. Après concertation, réflexion et vérification, je prends le vélo de Katia, mets ma roue sur le porte-bagage et fait demi-tour pour aller à un magasin de vélo à un kilomètre de notre point de départ. (Ajoutez donc 26km à mon compte s’il vous plaît.) Du coup, avec l’attente de mon retour, nous avons perdu toute l’avance matinale…
Le reste de la route se passe bien : champs de blé, seigle, orge, maïs, et puis une petite côte pour arriver à notre quatrième et dernier lieu de wwoofing à Authumes. Peu avant de rentrer dans le village, une voiture s’arrête et nous faisons déjà brièvement connaissance avec Philippe chez qui nous allons aider ces prochains jours à ramasser des fraises et traire les vaches jersiaise.

Wir wollen recht früh losfahren, zunächst auf dem Radweg, später auf den eher ruhigen Straßen. Früh, weil wir der angesagten Hitze entgehen wollen. Nach fünfzehn Kilometern hören wir ein « Krack »: eine Speiche an meinem Hinterrad ist gebrochen. Nach Überlegung und Überprüfung nehme ich Katias Fahrrad, schnallt mein Hinterrad auf den Gepäckträger und fährt zum Fahrradladen, der etwa einen Kilometer vor dem Startpunkt ist. (Auf meinem Konto werden dann bitte noch 26 zusätzliche Kilometer gutgeschrieben.) Der morgendliche Vorsprung ist mit dem Warten aufgebraucht…
Der Rest des Weges verläuft gut: Weizen-, Roggen-, Gerste-, Maisfelder, und am Ende eine kleine Steigung um zu unserem vierten und letzten WWOOF in Authumes. Kurz vor der Dorfeinfahrt hält ein Auto mitten auf der Straße an: Wir machen schon Bekanntschaft mit Philippe, bei dem wir in den nächsten paar Tagen auf dem Hof beim Erdbeerenpflücken und besonders beim Jersey-Kühe-Melken helfen werden.

Étape 32 — Etappe 32

Bernwiller – Manspach – Retzwiller: 18.5 km

Les tout premiers kilomètres à cinq le long du canal!
Die allersersten Kilometer zu fünft am Kanal!

Arrivée dans le jardin de Fabrice à Manspach, Maraîchage sur Sol Vivant, une semaine prometteuse d’enseignements !
Ankunft in Fabrices Garten in Manspach, Gemüseanbau auf ledendem Boden, die Woche hier verspricht uns viel!

Natur- und Tiererlebnishof Opfingen

„Hat die Blume einen Knick, war der Schmetterling zu dick!“

Biodiversität auf dem Bauernhof? Ist die Rede von industrieller Landwirtschaft, ist es natürlich nicht der Fall; auf biologischen Bauernhöfen schon eher. Aber das Wort passt perfekt zum Natur- und Erlebnishof in Opfingen! Noch besser wäre es, wenn man dazu ein Adjektiv hinzufügt, wie zum Beispiel militantistische Biodiversität. Da klingt es am genauesten!

Denn ja, Biodiversität kenne ich im Grunde genommen. Aber das, wofür die Besitzerin dort täglich kämpft, ist viel mehr! Katharina hat mitten im Dorf einen Raum geschaffen, wo seltene und alte Bauernhofrassen den wichtigsten Platz haben, und gezüchtet, geliebt, vorgestellt, geschützt und… gerettet werden! Unser siebentägiger Aufenthalt bei ihr hat uns einen Teil der Biodiversität gezeigt, von dem wir nur wenig Ahnung hatten.

Seit Jahrzehnten hat die industrielle Landwirtschaft die Rassen nach Leistung gekreuzt und gezüchtet. Jedoch ist allgemein bekannt, dass Leistung stark mit Umsatz korreliert. Deswegen gibt es Eier aus Legebatterien und Hühner, die für ihr Fleisch getötet werden, bevor sie körperlich groß genug oder ausgewachsen sind; und beide sehen in ihrem leidvollen Leben weder Wiese noch Sonne. Dies lässt sich selbstredend leider auf andere Tiere übertragen. Die Fabrikhühner wurden wieder und wieder gekreuzt, damit sie rekordverdächtige Eierlegemaschinen werden, haben aber sonst keinen anderen Nutzen. Außerdem währt ihr nutzen nur kurz, sodass sie frühzeitig geschlachtet bzw. vernichtet werden. Andere müssen so schnell wachsen, dass ihr Fleisch keinerlei Geschmack oder Biss hat, was jeden skeptisch lässt, der mal ein Hähnchen von einem Bauernhof gegessen hat. Bei solchen Praktiken, die immer weiter bekannt sind, vergeht einem doch der Appetit.

Bevor es diesen Marktwettkampf gab, wählten die Bauern meist ihre Tiere nach Nutzvielfalt: Hühner, Gänse, Enten für die Eier UND für das Fleisch; Schafe für die Wolle UND für das Fleisch UND für die Milch; und so weiter.

Da bleiben sicherlich zwei Lösungen: sich vegan ernähren oder zu einer durchdachten, respektvollen und nützlichen Tierhaltung zurückkehren. Wir haben uns seit einiger Zeit für den zweiten Ansatz entschieden, da das wenige Fleisch, das wir essen, von bestimmten Orten kommen, von denen wir die Tierhaltebedingungen kennen. Auch auf diesem Hof hat man sich für die zweite Option entschieden. Die dortigen Tiere haben mindestens einen doppelten Nutzen und wurden explizit auf Grund der Kriterien lokale Herkunft, Urrasse und Bedrohtheit ausgesucht. So hat Katharina seit etwa zehn Jahren Sundheimer-Hühner, ursprünglich aus Baden und damals vom Aussterben bedroht. Heute sind sie nur noch unter Beobachtung und daher nicht mehr gefährdet. Und dies ist zum Großteil der Verdienst von dieser kleinen Frau, die leidenschaftlich ihre Arbeit vollbringt und bei der heute bis zu vierhundert Küken pro Jahr schlüpfen, in Verbindungen und mit der Unterstützung anderer Landwirte in ihrem Umkreis. Die Hühner haben gutes Fleisch, sind gute Brüter und außerordentlich zahm und sind daher eine ideale Rasse für Lehrveranstaltungen, in denen die Besucher die Tiere berühren und streicheln können, während sie der engagierten Rede zuhören, die einen Boycott der Fabrikhühner näherlegt.

Gleicher Kampf für die Pferde dieses pädagogischen Hofs. Katharina besitzt zwei Urpferderassen von Kleinpferden, die als selten eingestuft sind und von denen andere heutige Pferderassen abstammen, wie die Araber-Pferde, nämlich die Kaspischen Kleinpferde, gerettet durch den Einsatz einer Engländerin in den achtziger Jahren, nachdem sie schon als ausgestorben eingestuft worden waren, und Amerikanische Miniaturpferde.

Ähnlich geht es im Garten weiter. Katharina besorgt sich lokale Bio-Samen und sammelt, wenn möglich, die Samen ihrer eigenen Pflanzen am Ende des Jahres ein, um sie im folgenden Jahr zu vermehren. Ihr Wissen von Heil- und Wildkräuter, die manche als „Unkraut“ bezeichnen und bekämpfen, ist ebenso groß, und sie teilt es in Seminartagen mit anderen. Wir hatten viel Spaß dabei, uns mit ihr darüber auszutauschen, welche zu pflücken und zu kochen.

Falls ihr euch jetzt noch fragt, warum es so wichtig ist, alte und lokale Rassen zu erhalten, geben wir euch noch folgende Gründe:
– Teilhabe am Schutz des genetischen Erbguts und des biologischen Bestands sowie der Biodiversität, die hart auf Grund der Massenproduktion (sowohl bei der Tierhaltung als auch im Garten) stark in Mitleidenschaft gezogen wurde;
– Zucht von angepassten Tieren bezüglich Wetter-, Futter-, Raubtier- und Krankheitsbedingungen;
– Mehrfachnutzung von einer Tierrasse.

Damit die Wahl der Hühner beim nächsten Mal nach dieser Überlegung leichter wird, kann man sich entweder auf der französischen Seite https://www.poules-racesdefrance.fr/les-races/ oder dem deutschen Pendant http://www.g-e-h.de/index.php/die-geh1/rote-liste2 informieren.

Ferme pédagogique des animaux et de la nature à Opfingen

« Si la fleur est pliée, le papillon trop gros a été ! » – „Hat die Blume einen Knick, war der Schmetterling zu dick!“

La biodiversité à la ferme, ça vous parle ? Si on parle des fermes usines, ce n’est bien sûr pas le cas, dans les petites fermes biologiques déjà plutôt, mais de la ferme pédagogique visitée à Opfingen, là, aucun autre mot ne convient mieux pour en parler ! Ou peut-être faudrait-il y ajouter un adjectif, du genre : biodiversité militante. Là, ça sonne bien !

Parce qu’en effet, la biodiversité en général, je connais. Mais ce pour quoi la maîtresse des lieux se bat au quotidien, c’est bien plus ! Katharina a créé un univers dans lequel les anciennes races fermières en voie de disparition tiennent une place de choix, sont élevées, chouchoutées, présentées, défendues… et sauvées ! Notre séjour d’une semaine en wwoofing chez elle nous a fait découvrir un pan de la biodiversité dont nous n’avions que peu idée.

Depuis des décennies, les fermes usines ont trié les races pour choisir les plus « performantes ». Mais en fait, la performance de ces fermes, ça tout le monde le sait bien, correspond étroitement à leur chiffre d’affaire. D’où les œufs de poules en batterie et les poulets à viande arrivés à la taille souhaitée avant même d’être à maturité et qui ne voient pour les unes comme pour les autres jamais un brin d’herbe ni le soleil – pour ne parler que du sort fait à ces volailles mais réservé à bien d’autres animaux encore. Les espèces d’usine ont été coupées et recoupées pour devenir poules à ponte record mais bonne à rien d’autre et peu de temps seulement, d’où un passage à l’abattoir particulièrement précoce ou poulet à viande à la croissance hyper rapide mais dont la saveur et la consistance laissent sceptiques quiconque a déjà goûté à un vrai poulet de ferme. Et il y a vraiment de quoi vomir en considérant les méthodes d’élevage qui sont depuis quelques temps connues de tous. Or, avant, les fermiers choisissaient la plupart du temps les races de leurs bêtes pour la multiplicité des usages qu’ils allaient en faire : des poules, oies et canes pondeuses ET à viande ; des moutons à laine ET à viande etc.

Alors face à cela, deux solutions : devenir végan ou revenir à un élevage réfléchit, respectueux et utile. Jusque-là, nous étions plutôt bien dans la famille puisque la seule viande que nous mangeons encore vient de lieux bien définis où nous connaissons les (bonnes) conditions d’élevage. La ferme que nous avons visitée a opté pour la deuxième solution également. Les animaux que l’on y trouve ont au minimun une double utilité et ont été choisis surtout pour leur caractère local, ancien et en voie de disparition. Ainsi, Katharina élève depuis une dizaine d’années des poules de la race Sundheimer, originaires du Bade et qui étaient alors à deux doigts de disparaître. Aujourd’hui, elles restent en observation mais ne sont plus catégorisées comme en danger immédiat. Et ce en grande partie grâce au travail effectuée par ce petit bout de femme passionnée qui, aujourd’hui, réussit à obtenir jusqu’à 400 poussins par an dans son élevage, soutenue par d’autres fermiers du coin. Ces poules ont une chair excellente, sont de bonnes pondeuses et sont en plus particulièrement dociles, ce qui fait d’elles une race idéale pour faire de la pédagogie et laisser les visiteurs les toucher, caresser pendant qu’ils écoutent le discours engagé qui leur est livré pour le boycotte des produits des fermes usines.

Pour les chevaux de cette ferme pédagogique, même combat. Katharina possède deux races de petits chevaux plutôt rares considérées comme des races mères (dont descendent de nombreuses races actuelles, dont les chevaux arabes) : les chevaux caspiens, sauvés de la disparition par une Anglaise dans les années 80 après avoir été déclarés disparus et les miniatures américains.

Côté jardin, il en va de même ! Katharina se procure des graines bio, locales et récupère si possible chaque année les graines de son propre jardin pour la reproduction de l’année suivante. Sans parler de sa connaissance plutôt pointue des plantes et herbes sauvages souvent appelées « mauvaises herbes » par la majorité des gens et combattues à tort dans les jardins. Nous avons pris plaisir à échanger nos connaissances, les avons cueillies et cuisinées.

Et si vous vous demandez encore pourquoi défendre à tout prix les races anciennes et locales, voici les meilleures raisons :
– Participer à la préservation du patrimoine génétique et des espèces, de la biodiversité qui a été rudement mise à mal par les choix de production de masse (tant en élevage qu’au jardin)
– Avoir des espèces adaptées au milieu (météo, nourriture, prédateurs, maladie…)
– Souvent des races animales ayant au moins 2, voire 3 utilisations.

Et pour faire le choix de votre prochaine race de poule, voici un lien précieux pour la France https://www.poules-racesdefrance.fr/les-races/ et son pendant allemand : http://www.g-e-h.de/index.php/die-geh1/rote-liste2

Étape 17 — Etappe 17

Neuf-Brisach — Opfingen: 19km — retour en Allemagne // Rückkehr nach Deutschland,
– incl. 100m de dénivelé sur 2km pour avoir une vue époustouflante à l’Ouest sur les Monts d’Alsace, à l’Est sur la forêt noire avec en contre-bas la ville de Fribourg à nos pieds // mit 100m Steigung auf 2km und als Belohnung ein atemberaubender Blick auf die Berge des Elsass im Westen, die des Schwarzwaldes im Osten und zu unseren Füßen die Stadt Freiburg
– arrivés à Opfingen, les enfants étaient récompensés par une chasse aux oeufs (merci au lapin Frederik pour sa générosité) // in Opfingen wurden die Kinder mit einer Eiersuche empfangen (Dank an Frederik für seine Großzügigkeit)