Le Jardin de Manspach

Nous avons passé en début de mois une semaine pleine de wwoofing en Alsace au Jardin de Manspach. L’occasion d’y découvrir une méthode de culture inattendue, inconnue mais absolument passionnante: la MSV (= Maraîchage sur Sol Vivant). Fabrice Meyer, le maraicher, produit des fruits et légumes pour 40 à 80 paniers (à la pleine saison) pour les adhérents à l’AMAP du Moulin de Maspach. Il nous a partagé ses connaissances et pratiques sans compter avec une passion et une motivation contagieuses!

80% de la biomasse terrestre est contenue dans le sous-sol, dont 90% dans les “veines” constituées par les galeries de vers de terre colonisées par du mycélium, essentiel à l’installation pérenne de végétaux (lire pour s’en convaincre l’excellent livre La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben). Le fait de retourner la terre pour la cultiver détruit toutes ces galeries, pas si faciles à reconstruire pour les vers de terre, impossible pour le mycélium à cause d’un retournement fréquent dans les jardins.

Le principe de MSV est sur la base de ces connaissances de ne pas retourner les sols, de cultiver en créant des galeries supplémentaires par l’enracinement de divers végétaux qui, lorsqu’ils sont couchés et couverts, vont non seulement créer de nouvelles galeries par la destruction de leurs racines, mais aussi enrichir le terrain en surface et en profondeur, créant de la biomasse et favorisant le développement de celle déjà présente. L’existence de galeries riches est essentielle pour la vie de sol car elles servent au passage de petits animaux, d’insectes ou autre, mais aussi du mycélium. Les excréments des divers animaux (dont les vers de terre) donnent du collant à la terre.

On pourrait penser que les galeries cassent les mottes mais en fait, elles les créent grâce à la place pour le collant des excréments et par conséquent permet une forte résilience à l’eau (voir des vidéos de Slake Test, test fait en direct lors d’une visite des jardins avec comparaison terre MSV vs terre d’agriculture conventionnelle). De plus, un sol couvert est moins sujet à l’évaporation, les racines des végétaux ensuite “détruits” avant une plantation permettent de faire remonter les oligo-éléments qui aideront les jeunes plantations à se nourrir au plus vite et au mieux. D’où l’intérêt d’avoir des racines de taille et profondeur différentes et des végétaux de différentes familles pour des plantations diversifiées ensuite (par exemple seigle, petits pois et phacélie).

Mais en plus de cette grande nouveauté, nous avons eu la chance de nous essayer au guidage de cheval de trait grâce aux conseils de Fab et la bonne volonté ou le super dressage d’Agathe. Et il n’y a pas à dire: un cheval de trait, c’est hyper impressionnant!!!

Fabrice aime en plus s’essayer à la géobiologie, organiser des concerts au jardin et un festival estival. De quoi donner plein d’envies! C’était top et nous sommes remontés à bloc et hyper motivés pour commencer les expérimentations à notre tour en arrivant à Magny!

Et puis allez, pour le plaisir, quelques impressions en vrac d’une semaine riche humainement (avec les autres wwoofeurs aussi!), en expériences et apprentissages (merci Fab!). Et n’hésitez pas à aller sur son site et à vous perdre dans ses partages: c’est une mine!!!

Étape 36 — Etappe 36

Louvatange — Dole: 36km

Sur cette étape, nous sommes en agréable compagnie de Charlotte, Gregory et Timothé. Il fait très chaud malgré le départ avancé (par rapport à nos habitudes). Nous suivons l’EV6 jusqu’à Dole où nous voulons faire des courses. Sur le parking, une femme qui veut détacher son vélo vient nous voir : « Ah, c’est vous les warmshowers ? » Elle a dû refuser notre demande mais nous parlons rapidement de la beauté de Dole. Pour aller à notre hôte du soir, nous traversons cette ville qui a en effet l’air plutôt jolie.

Diese Etappe bestreiten wir freudig mit Charlotte, Grégory und Timothé. Es ist sehr heiß, obwohl wir (für unsere Verhältnisse) früh losgefahren sind. Wir folgen weiter der EV6 bis Dole, wo wir einkaufen wollen. Auf dem Parkplatz spricht uns eine Frau an, die ihr Fahrrad aufschließen möchte: « Seid ihr die Warmshowers-Leute? » Leider musste sie am Vortag unsere Anfrage ablehnen, aber wir sprechen kurz über die Schönheit der Stadt Dole. In der Tat scheint sie recht schön zu sein, leider durchqueren wir sie nur um zu dem nächsten Warmshowers zu gelangen.

Étape 34 — Etappe 34

Besançon — Ranchot: 45km

Nous quittons la belle ville de Besançon par le côté moins beau de cette ville ; ainsi, nous faisons 10 km au lieu de 5. Dommage. Une fois sur la piste cyclable de l’EuroVelo 6, nous retrouvons Caroline, Bastien, Louise et Arthur. Le canal du Rhône au Rhin est agréable comme toujours, le Doubs en revanche magnifique. Par les chaleurs du jours, il nous faut absolument de la glace. 🙂
Arrivée pour un court séjour au camping de l’Île, super agréable, calme, parfaitement ombragé et où nous passerons une partie du samedi à muscler les bras plutôt que les jambes en faisant quelques tours de canoé.

Wir verlassen die schöne Stadt Besançon und sehen dort auch eine nicht so schöne Seite. So fahren wir zehn statt fünf Kilometer. Schade. Sobald wir auf dem EuroVelo 6 Radweg sind, treffen wir Caroline, Bastien, Louise und Arthur wieder. Der Rhône-Rhein-Kanal ist angenehm wie immer, der Doubs ist allerdings wunderschön. Bei der Hitze des Tages genehmigen wir uns erstmal ein leckeres Eis. 🙂
Dann kommen wir für einen gemütlichen Aufenthalt auf einem wunderschönen, schattigen und ruhigen Campingplatz auf einer Insel an, Den Samstag werden wir dort verbringen, zum Teil indem wir beim Kanufahren unsere Armmuskeln trainieren. Eine schöne Abwechslung für die Beine!

Très jolie ville de Besançon

Merci à notre guide particulière, au soleil et aux amis MagnyÉth’ qui nous ont rejoints pour quelques jours! Ein herzliches Dankeschön an unsere besondere Reiseführerin, an die Sonne und an unsere magnyéthischen Freunde, die uns ein paar Tage begleiten werden.

Le Moulin du Milieu à Tengen

Ou la découverte de la vie en communauté

Le dernier groupe d’habitat participatif visité en Forêt Noire n’a pas été facile à atteindre en vélos. Mais nous n’avons en rien regretté d’avoir suivi les conseils de nos hôtes de Layenhof à Mayence qui nous en avaient parlé en début de voyage ! Plusieurs raisons à cela : les gens rencontrés là-bas nous ont accueillis à bras ouverts sans demande aucune de contrepartie et les partages réciproques ont été particulièrement riches, tant informativement qu’humainement.

Ceci a tout autant été valable pour nos enfants qui ont eu un véritable coup de foudre amical avec ceux de la communauté. C’est bien simple, les filles ont littéralement disparu de la circulation, bien occupées à courir, découvrir, jouer et imaginer des jeux ou des mondes avec les autres. Notre bonhomme les a souvent suivies ou s’est occupé seul dans la cour avec les jouets laissés là, quand il ne jardinait pas à nos côtés. En partie confortable, il faut bien l’avouer, pour nous laisser le champ libre à mener l’enquête et à travailler en compagnie dans le jardin. Mais cela nous a quand même interpellés : quel temps partage-t-on encore avec ses propres enfants ? Cette question a fait l’objet d’interrogations de parents sur place, qui ont admis que les enfants, même s’ils s’occupent très bien seuls, sont souvent laissés de côté du fait du nombre de choses à régler. Avant d’entrer dans cette dynamique, peut-être pourrons-nous à Magny réfléchir à un moyen de leur accorder l’attention qu’ils méritent !? Je ne sais en tout cas pas si nous leur avons « manqué », mais pour ce qui est de l’inverse, à plus d’une reprise, j’ai eu envie de les voir, les câliner et parler avec eux de leurs activités d’enfants. En vain : les jeunes nous ont même exclus de leurs repas, les prenant dans une pièce à part des adultes pour poursuivre leurs conversations ou jeux. Bon. Soit. Les larmes ont coulé quand il a fallu se dire au revoir le dimanche soir. Et au moment de partir le lundi, il nous a fallu de longues dizaines de minutes pour arracher les filles parties se cacher sur leur aire de jeu préférée. Tout cela vaut bien plus que des mots pour exprimer ce que nos enfants ont vécu là-bas !

Le groupe du « Moulin du Milieu », qui est né il y a trois ans, est aujourd’hui constitué de 8 foyers intergénérationnels, soit 11 adultes et entre 5 et 8 enfants selon les gardes alternées. Le terme de communauté n’est pas employé mais c’est pourtant bien chez eux que l’esprit communautaire s’est imposé à nous de façon la plus forte. Les courses sont faites en commun de manière générale, c’est-à-dire qu’elles prennent non seulement les fruits et légumes et les produits alimentaires de base en charge, mais aussi une fois par semaine une viande ou équivalent vegan et les produits d’entretien du quotidien. Un (encore) petit et bien beau jardin selon les principes de culture anthroposophique prend forme et des formes envoutantes depuis quelques temps à côté du bâtiment d’habitation, qui permet déjà de faire quelques conserves pour l’hiver. Ces conserves sont faites avec les mains disponibles le jour de la récolte, au profit de tous et servent donc à l’élaboration des repas communautaires.

Repas communautaires ? Ils peuvent être de deux types : un roulement planifié est fait pour que chaque soir, une personne différente cuisine pour tous ceux qui le souhaitent avec le contenu du jardin et du cellier commun. Le repas prêt, le cor retenti dans et autour de la maison pour prévenir qu’il sera servi dans dix minutes. Les restes s’il y en a servent à ceux qui déjeunent sur place le lendemain. Pour les autres, soit ils mangent à l’extérieur et déduisent de leur participation mensuelle le pourcentage de ce repas s’ils le souhaitent, soit ils se servent dans le cellier commun pour cuisiner et/ou manger dans leurs appartements. Ceci peut permettre aux parents par exemple de profiter d’un repas avec leurs enfants de temps à autres ou d’adapter les horaires à leur quotidien. Pascal et moi pensions au début que ce type de vie « toujours ensemble » ne serait pas forcément notre truc car nous aimons aussi nous retrouver au calme. Mais malgré tout, nous en avons apprécié les avantages non négligeables, principalement pour mettre en place les débuts d’un projet : renforcement des liens au sein du groupe, flux d’informations informel, demandes spontanées d’aide dans les domaines de responsabilités de chacun (jardinage, bricolage, organisation du marché aux puces du dimanche matin…). En outre, un cuisinier par soir permet de dégager du temps à tous les autres cuisiniers potentiels de fait libérés de cette tâche et ayant le champ libre pour faire autre chose, temps mis à profit pour le groupe ou pour s’offrir un répit personnel ! Et le repas communautaire restant de l’ordre de la proposition offerte au groupe et non de l’obligation, chacun peut en disposer en conscience. Pour nous, c’était en tout cas l’idéal pour rencontrer tous les membres ou personnes de passage, prendre la température du groupe et entamer de nombreuses discussions.

L’aspect solidaire déjà rencontré à Beuggen est là aussi présent puisque la participation au frais se fait en conscience de ce que chacun est prêt à donner, dans la mesure où les frais engagés sont couverts. La seule somme non négociable est celle payée mensuellement par chaque adulte pour prendre en charge les frais d’accueil des volontaires venant aider aux travaux divers, comme nous. Là aussi, de quoi alimenter notre réflexion MagnyÉthique !

L’aspect toutefois un peu anarchique de l’organisation du groupe nous a confortés dans notre besoin tout personnel de cadrage. Nous sommes heureux d’avoir mis en place au sein de notre projet d’écolieu des processus de réunion et de communication bien précis et d’avoir opté pour le processus de prise de décision au consentement. Les frustrations et les non-dits semblaient en effet peser sur certaines conversations et réunions. Nous avons également repensé à l’exemple de Beuggen et du soin apporté là-bas au relationnel, partagé cette expérience avec certains membres de Tengen avec lesquels nous étions plutôt d’accord sur le fait que mettre des processus de cohésion en place au plus tôt est probablement gage de réussite et de pérennité pour un groupe.

Nous serons en tout cas heureux de retrouver à Cublize ou Tengen les personnes rencontrées au Moulin du Milieu, sans parler de l’attente de nos enfants !

Kommunität Beuggen

Vor unserer Abfahrt hatten wir schon einen Umweg über den Bodensee vor und auf dem Weg dahin die Kommunität Beuggen angeschrieben, um sie besuchen zu dürfen. Die Kommunität besteht schon seit 13 Jahren. Wir hatten gehofft, mehr über ihre Genese und ihre alltägliche Organisation zu erfahren und selbst bei einer wegen katastrophaler Wettervorhersage frühzeitiger Abfahrt hat sich unser Besuch auf jeden Fall gelohnt!

Viel müsste gesagt werden, um vollständig zu sein (unser Bericht an den MagnyÉth’ ist 12 Seiten lang), aber hier will ich das hervorheben, was uns am meisten interessiert und überzeugt hat: die Solidarität aber auch und ganz besonders das gemeinsame Ziel, das als feste Basis eines Strebens nach Zusammenhalt fungiert.

Fangen wir mit der Solidarität an:

– Damit selbst ein Haushalt ohne Anfangskapital zu der Kommunität gehören kann, haben ihre Mitglieder ein System untereinander entwickelt, bei dem diejenige die mehr besitzen, denjenigen, die das nötig haben, privat Geld ausleihen.

– Einige Kosten werden für soziale Fairness je nach Einkommen geteilt.

– Die Mitglieder teilen sich natürlich den Wohnort, aber sie organisieren auch den gemeinsamen Einkauf der Lebensmittel bei biologischen Landwirten und Geschäften, damit alle von der biologischen Nahrungsqualität zu kleinen Preisen profitieren können, was große Einkäufe erlauben.

– Gäste wie wir zahlen den gleichen Tarif wie die Bewohner und dürfen sich genauso wie sie aus der Vorratskammer ihre biologischen Nahrungsmittel holen und können vor Ort einige Zeit verbringen mit abnehmenden Preisen je nach Aufenthaltsdauer. Dies ist zum Beispiel der Fall einiger Gäste, die religiöse Retreats bei der Kommunität machen, vor Ort neue Energie tanken oder in schwierigen Lebenszeiten Hilfe suchen.

Die Außenbedingungen sind nun ungefähr beschrieben, so dass wir dasjenige wiedergeben können, das uns am meisten überzeugt hat, Pascal und mich, im Hinblick auf unserer Arbeit im Lenkungskreis für MagnyÉthique: die Notwendigkeit des gemeinsamen Ziels und des Zusammenhalts der Gruppe! Momentan besteht die Kommunität aus 6 Haushalten, das heißt aus 10 Erwachsenen und 9 Kindern. Drei Familien sind seit der Gründung Teil des Projekts, und selbst wenn das Leben für Abwechslung gesorgt hat, kann man schon von einer auf der gesamten Dauer relativ stabile Gruppe sprechen. Beständigkeit und Ausdauer des Projektes, die von vielen beneidenswert sind, und nach deren Gründen wir haben versucht zu forschen, um diese Lehre zu unseren Gunsten zu nutzen.

Das erste, was uns in dieser Hinsicht aufgefallen ist, ist das klare und starke gemeinsame Ziel, das die Gruppe zusammenbringt. Alle sind sehr gläubig, christlicher Konfession. So sind sowohl Katholiken als Protestanten in der Gruppe, die auch noch Orthodoxen, Anglikaner oder Kopten z.B. annehmen würde. Sie sind alle gläubig und leben ihren Glauben im Alltag und engagieren sich auch mit sozialen oder therapeutischen Berufen für mehr Gerechtigkeit und Solidarität in der Gesellschaft. Sie veranstalten Messen oder religiöse Feier, Camps für Jugendliche oder Familien mit ökumenischem Gottesdienst, damit alle gemeinsam ihren Glauben trotz ihrer Unterschiede erleben können. Dieses Hauptziel ist also das, was die Bewohner der Kommunität Beuggen bewegt.

Aber um dieses Ziel zu erreichen trotz aller Differenzen, die in einer Gruppe bestehen, haben die Mitglieder dieser Gruppe schnell die Überzeugung gehabt, dass sie sowohl an der Gruppe als auch an sich selbst arbeiten müssen, und dass beides eng miteinander verbunden ist. Daher gibt es verpflichtende und sehr regelmäßige und geführte Sitzungen (alle sechs bis acht Wochen), die dazu dienen, Spannungen auszudrücken und somit Konflikten vorzubeugen, die aus Unausgesprochenem entstehen können. Manchmal wählt die leitende Person ein Thema aus dem Bereich des gemeinsamen Lebens um die Diskussion zu führen, manchmal nicht. Zusätzlich bildet sich die Gruppe in gewaltfreier Kommunikation aus, hat an Enneagramm-Schulungen teilgenommen, usw. Es wird daher sehr darauf geachtet, dass Individuum und Gruppe gut zusammenspielen. Und es scheint, dass dies zur Langlebigkeit dieser Gruppe beigetragen hat.

Wir wussten selbstredend, dass der letzte Punkt grundlegend ist, aber die Bestätigung von Menschen zu erhalten, die es seit zwölf Jahren alltäglich erleben und die uns dazu ermutigen, das Zwischenmenschliche vor die Planung zu stellen, unterstreicht auch die Notwendigkeit, relevante vom Lenkungskreis vorgesehene Punkte zur Gruppenbildung vorzuziehen. Ein besonderes Dankeschön geht an all diejenigen, die uns in Beuggen empfangen haben und die unsere Fragen bereitwillig beantwortet haben, auch wenn sie manchmal aufdringlich und weitgreifend waren.

Étape 32 — Etappe 32

Bernwiller – Manspach – Retzwiller: 18.5 km

Les tout premiers kilomètres à cinq le long du canal!
Die allersersten Kilometer zu fünft am Kanal!

Arrivée dans le jardin de Fabrice à Manspach, Maraîchage sur Sol Vivant, une semaine prometteuse d’enseignements !
Ankunft in Fabrices Garten in Manspach, Gemüseanbau auf ledendem Boden, die Woche hier verspricht uns viel!

Adriel: Étape 1bis – Etappe 1*

À l’occasion d’une belle balade autour de Bernwiller, Adriel s’est mis à pédaler, pédaler… On ne pouvait plus l’arrêter ! Le regard au loin, il garde le cap à présent et file tel un petit bolide ! Malgré la vitesse, nous n’avons pu éviter l’orage. Mais tant pis, rien ne peut gâcher un tel bonheur !
Während eines schönen Spazierganges um Bernwiller hat Adriel richtig angefangen zu radeln, radeln… Er war nicht mehr aufzuhalten! Den Blick nun immer nach vorne gerichtet, fährt er gerade und schnell wie der Blitz. Trotz höher Geschwindigkeit konnten wir den Unwetter nicht entgehen. Aber was soll’s? Nichts kann so ein Glück aufhalten!

Communauté de Beuggen

Avant même notre départ et en prévision de notre détour par le Lac de Constance, nous avions prévu de rendre visite à la communauté de Beuggen, un habitat participatif créé il y a 13 ans déjà. Nous espérions en apprendre plus sur leur genèse et leur organisation quotidienne et même si nous avons dû écourter notre séjour d’une journée pour éviter une météo exécrable, nos souhaits ont été exaucés !

Il y aurait beaucoup à dire pour être complets (notre compte-rendu aux MagnyÉth’ fait 12 pages !) mais je veux ici mettre l’accent sur ce qui nous a le plus intéressés et convaincus : l’esprit de partage mais aussi et surtout le projet commun qui sert de base solide pour un travail de cohésion de groupe intense et régulier.

Commençons par l’esprit de partage et de solidarité :
– Afin de permettre à des foyers sans apport de venir vivre dans la communauté, les membres ont mis en place un système de prêt personnel afin que les plus aisés d’entre eux puissent aider ceux qui ont moins.
– Certains frais se font en fonction des revenus de chacun pour une meilleure justice sociale.
– Les membres du groupe partagent non seulement leur lieu d’habitat, mais font aussi leurs achats en communs auprès de producteurs et de magasins bios afin d’assurer une qualité alimentaire à tous et ce à moindre prix car les achats peuvent ainsi se faire en gros.
– Les personnes de passage (comme nous) bénéficient des mêmes tarifs que les membres du groupe et ont ainsi le droit de se servir dans le même cellier bio et de venir vivre sur place à prix dégressif plus ou moins longtemps. C’est le cas d’un certain nombre d’hôtes qui viennent faire une retraite religieuse, se ressourcer ou chercher de l’aide auprès du groupe dans des moments difficiles de leur vie.

Le décor étant à peu près planté, venons-en à ce qui nous a le plus convaincus dans l’optique du travail que nous effectuons Pascal et moi au sein de la commission gouvernance MagnyÉthique : l’importance du projet commun et de la cohésion ! Le groupe est actuellement composé de 6 foyers, soit 10 adultes et 9 enfants. Trois des familles font partie des membres fondateurs du projet et malgré des changements dus à des chemins de vie personnels, on peut parler d’un groupe relativement stable sur l’ensemble des années. Stabilité et longévité du projet enviables dont nous avons tenté de sonder les raisons pour bénéficier de leurs enseignements.

Le premier constat allant dans ce sens est l’objectif commun clair et fort qui rassemble le groupe. Tous sont croyants, de confession chrétienne. Il y a toutefois des catholiques et protestants au sein de ce groupe, qui est aussi ouvert à des orthodoxes, anglicans, coptes… En plus de leur croyance, tous les membres du groupe sont pratiquants et engagés professionnellement dans le médico-social pour une société juste et solidaire. Ils organisent des messes ou fêtes religieuses, des camps pour jeunes ou familles avec célébration œcuménique pour leur permettre malgré leurs différences de vivre leur foi ensemble. C’est cet objectif qui porte donc les habitants de la communauté de Beuggen.

Mais pour se donner la possibilité de vivre cet objectif commun malgré les différends inhérents à tout groupe d’humains qui se respecte, les membres de celui de Beuggen ont très vite eu la conviction qu’ils devaient à la fois travailler au groupe et chacun sur soi, que les deux sont même intimement liés. Ainsi, des séances obligatoires et très régulières (toutes les 6 à 8 semaines) sont destinées à évacuer avec accompagnement d’une personne extérieure les petites tensions pour éviter que des non-dits se transforment en conflit. Parfois, l’accompagnatrice choisit une thématique inhérente aux projets participatifs pour diriger les discussions, parfois non. De plus, le groupe se forme encore et toujours à la Communication Non Violente, a assisté à des séminaires d’ennéagramme etc. Un soin tout particulier est donc apporté à la conciliation de l’individu et du groupe. Et il semblerait que ce fait contribue fortement à la longévité du groupe.

Nous avions beau savoir que ce dernier point était essentiel, en avoir la confirmation par des personnes qui le vivent de l’intérieur depuis près de 12 ans et nous ont encourager à mettre l’humain avant la planification nous donne envie d’accélérer les points de programme prévus par la commission gouvernance pour prendre soin du groupe et des individus qui le compose encore plus qu’aujourd’hui !

Un merci tout spécial aux personnes qui nous ont accueillis à Beuggen et ont accepté de répondre à toutes nos questions, parfois insistantes et poussées.

Natur- und Tiererlebnishof Opfingen

„Hat die Blume einen Knick, war der Schmetterling zu dick!“

Biodiversität auf dem Bauernhof? Ist die Rede von industrieller Landwirtschaft, ist es natürlich nicht der Fall; auf biologischen Bauernhöfen schon eher. Aber das Wort passt perfekt zum Natur- und Erlebnishof in Opfingen! Noch besser wäre es, wenn man dazu ein Adjektiv hinzufügt, wie zum Beispiel militantistische Biodiversität. Da klingt es am genauesten!

Denn ja, Biodiversität kenne ich im Grunde genommen. Aber das, wofür die Besitzerin dort täglich kämpft, ist viel mehr! Katharina hat mitten im Dorf einen Raum geschaffen, wo seltene und alte Bauernhofrassen den wichtigsten Platz haben, und gezüchtet, geliebt, vorgestellt, geschützt und… gerettet werden! Unser siebentägiger Aufenthalt bei ihr hat uns einen Teil der Biodiversität gezeigt, von dem wir nur wenig Ahnung hatten.

Seit Jahrzehnten hat die industrielle Landwirtschaft die Rassen nach Leistung gekreuzt und gezüchtet. Jedoch ist allgemein bekannt, dass Leistung stark mit Umsatz korreliert. Deswegen gibt es Eier aus Legebatterien und Hühner, die für ihr Fleisch getötet werden, bevor sie körperlich groß genug oder ausgewachsen sind; und beide sehen in ihrem leidvollen Leben weder Wiese noch Sonne. Dies lässt sich selbstredend leider auf andere Tiere übertragen. Die Fabrikhühner wurden wieder und wieder gekreuzt, damit sie rekordverdächtige Eierlegemaschinen werden, haben aber sonst keinen anderen Nutzen. Außerdem währt ihr nutzen nur kurz, sodass sie frühzeitig geschlachtet bzw. vernichtet werden. Andere müssen so schnell wachsen, dass ihr Fleisch keinerlei Geschmack oder Biss hat, was jeden skeptisch lässt, der mal ein Hähnchen von einem Bauernhof gegessen hat. Bei solchen Praktiken, die immer weiter bekannt sind, vergeht einem doch der Appetit.

Bevor es diesen Marktwettkampf gab, wählten die Bauern meist ihre Tiere nach Nutzvielfalt: Hühner, Gänse, Enten für die Eier UND für das Fleisch; Schafe für die Wolle UND für das Fleisch UND für die Milch; und so weiter.

Da bleiben sicherlich zwei Lösungen: sich vegan ernähren oder zu einer durchdachten, respektvollen und nützlichen Tierhaltung zurückkehren. Wir haben uns seit einiger Zeit für den zweiten Ansatz entschieden, da das wenige Fleisch, das wir essen, von bestimmten Orten kommen, von denen wir die Tierhaltebedingungen kennen. Auch auf diesem Hof hat man sich für die zweite Option entschieden. Die dortigen Tiere haben mindestens einen doppelten Nutzen und wurden explizit auf Grund der Kriterien lokale Herkunft, Urrasse und Bedrohtheit ausgesucht. So hat Katharina seit etwa zehn Jahren Sundheimer-Hühner, ursprünglich aus Baden und damals vom Aussterben bedroht. Heute sind sie nur noch unter Beobachtung und daher nicht mehr gefährdet. Und dies ist zum Großteil der Verdienst von dieser kleinen Frau, die leidenschaftlich ihre Arbeit vollbringt und bei der heute bis zu vierhundert Küken pro Jahr schlüpfen, in Verbindungen und mit der Unterstützung anderer Landwirte in ihrem Umkreis. Die Hühner haben gutes Fleisch, sind gute Brüter und außerordentlich zahm und sind daher eine ideale Rasse für Lehrveranstaltungen, in denen die Besucher die Tiere berühren und streicheln können, während sie der engagierten Rede zuhören, die einen Boycott der Fabrikhühner näherlegt.

Gleicher Kampf für die Pferde dieses pädagogischen Hofs. Katharina besitzt zwei Urpferderassen von Kleinpferden, die als selten eingestuft sind und von denen andere heutige Pferderassen abstammen, wie die Araber-Pferde, nämlich die Kaspischen Kleinpferde, gerettet durch den Einsatz einer Engländerin in den achtziger Jahren, nachdem sie schon als ausgestorben eingestuft worden waren, und Amerikanische Miniaturpferde.

Ähnlich geht es im Garten weiter. Katharina besorgt sich lokale Bio-Samen und sammelt, wenn möglich, die Samen ihrer eigenen Pflanzen am Ende des Jahres ein, um sie im folgenden Jahr zu vermehren. Ihr Wissen von Heil- und Wildkräuter, die manche als „Unkraut“ bezeichnen und bekämpfen, ist ebenso groß, und sie teilt es in Seminartagen mit anderen. Wir hatten viel Spaß dabei, uns mit ihr darüber auszutauschen, welche zu pflücken und zu kochen.

Falls ihr euch jetzt noch fragt, warum es so wichtig ist, alte und lokale Rassen zu erhalten, geben wir euch noch folgende Gründe:
– Teilhabe am Schutz des genetischen Erbguts und des biologischen Bestands sowie der Biodiversität, die hart auf Grund der Massenproduktion (sowohl bei der Tierhaltung als auch im Garten) stark in Mitleidenschaft gezogen wurde;
– Zucht von angepassten Tieren bezüglich Wetter-, Futter-, Raubtier- und Krankheitsbedingungen;
– Mehrfachnutzung von einer Tierrasse.

Damit die Wahl der Hühner beim nächsten Mal nach dieser Überlegung leichter wird, kann man sich entweder auf der französischen Seite https://www.poules-racesdefrance.fr/les-races/ oder dem deutschen Pendant http://www.g-e-h.de/index.php/die-geh1/rote-liste2 informieren.