Neuf-Brisach — Opfingen: 19km — retour en Allemagne // Rückkehr nach Deutschland, – incl. 100m de dénivelé sur 2km pour avoir une vue époustouflante à l’Ouest sur les Monts d’Alsace, à l’Est sur la forêt noire avec en contre-bas la ville de Fribourg à nos pieds // mit 100m Steigung auf 2km und als Belohnung ein atemberaubender Blick auf die Berge des Elsass im Westen, die des Schwarzwaldes im Osten und zu unseren Füßen die Stadt Freiburg – arrivés à Opfingen, les enfants étaient récompensés par une chasse aux oeufs (merci au lapin Frederik pour sa générosité) // in Opfingen wurden die Kinder mit einer Eiersuche empfangen (Dank an Frederik für seine Großzügigkeit)
Avant de quitter la France et en vu des élections européennes, passage obligé à la gendarmerie pour procuration.
* Gutes Gemüse, Initiative für eine solidarische Landwirtschaft
Le temps passe vite ! Déjà plus de trois semaines que nous avons pris la route, 10 jours que nous avons quitté notre premier lieu de wwoofing à Weingarten. Nous arrivons aujourd’hui au deuxième et je me dis qu’il est grand temps de rédiger enfin l’article sur Solawi Weingarten !
Mais pour être franche, ça fait du bien de se libérer des
obligations, de prendre le temps de respirer, d’observer. Le printemps me semble
être la période idéale pour un voyage à vélo : nous voyons la végétation évoluer
de jour en jour (peu de fleurs à notre départ, puis les cerisiers / merisiers chez
qui les fruits verts font place aux fleurs, les pommiers et les lilas prennent
le relais), l’apparition des insectes, divers papillons semaine après semaine
(aucun la première semaine, puis papillons citron, yeux de paon puis papillons
aurore…). S’assoir dans un petit coin de nature et regarder toute la vie que
dégage un mètre carré de prairie sauvage. Et la météo est devenue bien plus clémente
que les premières semaines pour nos journées de cyclistes. C’est beau la vie !
Mais bref : je m’écarte du sujet de notre dernier wwoofing…
Nous y avons aidé Hannes et ses amis ou collègues pendant quatre jours (le
dimanche suivant notre arrivée étant chômé, nous avons aidé nos hôtes Ute et Klaus
à remettre la cuisine d’été qui était la nôtre en état de marche, loin des
champs). Presque trop court pour pouvoir poser toutes nos questions, d’autant
qu’Hannes et sa famille n’avaient pris leur poste que deux semaines auparavant
et en étaient encore à la phase de repérage et de réflexion quant à l’organisation
du travail. Notre timing n’était donc pas le meilleur. Nous sommes aussi arrivés
le samedi après-midi après la fête de l’association, et repartis le jour de
récolte et la veille de la distribution des paniers. Dommage. Mais nos
hébergements suivants ne laissaient que peu de possibilité de faire autrement.
Malgré tout, nous avons pu participer à un certain nombre de
tâches de printemps : arrosage dans les serres, butage, plantage,
préparation de la terre avant nouvelles plantations. Les enfants ont pris
plaisir à participer à certaines tâches ou ont joué librement avec les autres
enfants.
L’initiative des « bons légumes pour Weingarten » est
née en 2014, elle utilise aujourd’hui 1.6 hectares de terres (malheureusement
divisées en trois parcelles éloignées) pour fournir des légumes bios (comme à
Mayence sans label) à 70 personnes. À terme, elle souhaiterait pouvoir profiter
des jardins ouvriers délaissés ci et là dans la ville pour s’agrandir. Les
terres sont cultivées ou semées de phacélie entre deux cultures, une fleur qui
nous a été présentée comme idéale pour ne pas laisser la terre vide sans toutefois
utiliser les minéraux nécessaires à aucun légume susceptible d’être planté
ensuite.
Les premières années ont été mouvementées pour ce beau projet !
D’abord la difficulté de trouver quelqu’un à salarier. Un en 2015, un autre
pour les deux années suivantes, puis personne. Les adhérents ont dû s’autogérer,
s’organiser pour cultiver eux-mêmes les terrains et produire leurs propres
légumes. Mais ceci au détriment des adhésions qui ont drastiquement baissé l’année
suivante, heureusement remplacées petit à petit par de jeunes familles
intéressées également par le côté participatif du projet. Nous avons eu l’occasion
de planter les oignons avec l’une d’entre elle, ravie de venir donner un coup
de main pour passer une heure en extérieur.
Pour le reste, Hannes (agriculteur formé en agroécologie façon Steiner)
et sa femme (qu’il a rencontré à l’école) ont repris la main sur les cultures
il y a donc un petit mois à présent. Ils sont aidés par trois employées, deux
personnes à mi-temps dont Isabel qui complète ainsi son mi-temps de jardinière
pédagogique dans les écoles du village après des études agroalimentaires et un « petit-job »
à 450€ comme ils existent en Allemagne.
Les vibrations créées par les roues tournant au vent sont censées faire fuir les rongeurs.
Le fonctionnement interne de l’association est bien défini, les tâches réparties entre les adhérents volontaires (mais non spécialistes la plupart du temps). Deux responsables viennent de l’extérieur, qui ont attiré notre attention : l’une d’elles fait partie de l’association Konsenslotsen et aide à la gouvernance de l’association qui a décidé de prendre ses décisions comme nous le faisons à MagnyÉthique : au consentement. Elle est intervenue pour les faciliter les réunions, passer le flambeau à des animateurs internes et sert aujourd’hui de conseillère à distance lorsque les membres du groupe en ont besoin. La seconde personne est un médiateur en Communication Non Violente. L’association fait appel à lui pour être aidée en cas de gros conflits. Il y en a visiblement eu besoin à plusieurs reprises ces dernières années, d’après l’analyse de certains des concernés pour des questions « socio-culturelles » qui ont mené à des malentendus sur les attentes ou buts des uns ou des autres (nécessité et prix d’un tracteur pour l’agriculteur par exemple). La CNV a été une aide précieuse pour permettre à chacun de s’écouter et sortir de l’impasse. Ces deux rôles confiés à des personnes externes nous ont confortés dans notre conviction que si l’on veut qu’un groupe fonctionne, il faut d’une part travailler avec des individus prêts à évoluer et travailler en parallèle à la gestion de l’ensemble. Nos diverses discussions autour du sujet allaient toutes dans cette direction. Commission gouvernance, il faut continuer sur la voie choisie ! 😉
Je terminerai par une remarque courte : deuxième Solawi rencontré, deuxième système de prix libre pour financer la culture des paniers : solidarité jusqu’au bout, comme nous l’avions déjà admiré pour Solawi Mainz. À croire que la société va vraiment vers moins d’égoïsme ! Du moins dans certains cercles pour commencer. Plus qu’à se consolider pour pouvoir essaimer !
Merci à Ute et Klaus pour leur accueil et leurs gestes amicaux, à Ute pour avoir mis à notre disposition la tiny house pour nous protéger du froid et de l’humidité, à Susi également pour les conversations très enrichissantes (et les lessives !), à Hannes & Carina et leurs enfants pour les moments partagés, à Isabel s’être laissée questionner ! À bientôt peut-être !
Wie die Zeit vergeht! Wir
sind vor mittlerweile drei Wochen losgefahren, vor zehn Tagen haben wir unseren
ersten WWOOF-Ort in Weingarten verlassen. Heute sind wir beim zweiten
angekommen, und da ist es dann höchste Zeit, endlich den Artikel über die Solawi
Weingarten zu schreiben!
Aber um ehrlich zu sein
tut es einfach gut loszulassen, sich Zeit zu lassen um einmal tief durchzuatmen
und zu beobachten. Der Frühling ist meiner Meinung nach die ideale Jahreszeit
für eine Radreise: Wir sehen täglich die Entwicklung der Pflanzenwelt (wenige
Blumen bei unserer Abfahrt, dann die Kirschbäume, bei denen die grünen Früchte die
Blumen ersetzen, jetzt übernehmen Apfel- und Fliederbäume), das Aufkommen der
Insekten, verschiedene Schmetterlinge Woche für Woche (nach der ersten schmetterlingsfreien
Woche kamen die ersten Zitronenfalter, dann Tagpfauenaugen, nun Aurorafalter…).
Einfach nur in einem kleinen Eck der Natur Platz nehmen und zusehen, wie viel
Leben in einem Quadratmeter unberührter Erde steckt. Das Wetter ist nun auch
freundlicher geworden als in den ersten Wochen. Das Leben ist schön.
Aber gut, ich schweife vom
eigentlichen Thema WWOOF ab. Wir haben dort Hannes und seinen Freunden oder
Kollegen vier Tage lang geholfen. (Am Sonntag nach unserer Ankunft wurde nicht
gearbeitet, also haben wir unseren Gastgebern Ute und Klaus geholfen die
Sommerküche wieder in Schuss zu bringen, da wir sie schließlich nutzen
sollten). Eigentlich zu kurz um alle Fragen zu stellen, zumal Hannes und seine
Familie auch erst zwei Wochen zuvor angekommen waren und noch in einer
Entdeckungs- und Überlegungsphase bezüglich der Organisation der Arbeit waren.
Unser Timing war von daher vielleicht nicht so gut gewählt. Und dann sind wir
noch am Nachmittag nach dem Vereinsfest angekommen und am Morgen der Ernte und
somit am Vortag der Ausgabe wieder gefahren. Schade, aber unsere weiteren
Stationen ließen uns nicht mehr Möglichkeiten.
Trotzdem konnten wir an einigen
Aufgaben des Frühlings teilnehmen: gießen in den Folientunneln, Dämme ziehen, Zwiebeln
stecken, Erde für die nächste Bepflanzung lockern. Die Kinder hatten auch ihren
Spaß dabei oder haben einfach frei mit den anderen Kindern gespielt.
Die Initiative „Gutes
Gemüse für Weingarten“ ist 2014 gegründet worden und nutzt heute 1,6 ha Land
(leider auf drei entfernte Parzellen verteilt) um gutes (wie in Mainz nicht
zertifiziertes) Bio-Gemüse an siebzig Personen zu bringen. Auf Dauer sollen hier
und da nicht mehr genutzte Gärten übernommen werden um sich zu vergrößern. Die
Felder sind bewirtschaftet oder zwischen zwei Kulturen mit Phazelia
(Bienenweide) bepflanzt, die – wie uns gesagt wurde – ideal sein soll um das
Land nicht leer zu lassen, ohne diejenigen Mineralien zu nutzen, die für das
Folgegemüse wichtigen sein werden.
Die ersten Jahre waren sehr
holprig für dieses schöne Projekt. Zunächst gab es Schwierigkeiten einen
Angestellten zu finden. Einen dann im Jahr 2015, ein weiterer für die folgenden
zwei Jahre, danach niemand. Die Mitglieder haben selbst Hand angelegt und haben
das Projekt selbst getragen; sie haben selbst bewirtschaftet und ihr eigenes
Gemüse erzeugt. Die Mitgliederzahlen sind jedoch im Jahr darauf drastisch
gesunken; die Abgänger wurden glücklicherweise durch junge Familien ersetzt,
die das Mitmachen in dem Projekt interessiert. Wir hatten die Gelegenheit mit einem
Mitglieder Zwiebeln zu stecken, und sie schien Spaß daran gehabt zu haben eine
Stunde draußen sein zu können und ihre Kraft sinnvoll einbringen zu können.
Hannes, ausgebildeter Landwirt
in Agroökologie nach Rudolf Steiner, und seine Frau Carina, die er in der
Ausbildung kennengelernt hat, haben vor etwa einem Monat die Gärtnerarbeit
übernommen. Ihnen wird von drei Vollangestellten, zwei Halbtagsstellen
(darunter Isabel, die so ihren Job als Gartenpädagogin in den Schulen des Orts
ergänzt) und einer 450€/Minijob-Stelle.
Les vibrations créées par les roues tournant au vent sont censées faire fuir les rongeurs.
Die Vereinsregelns sind
klar definiert, die Aufgaben verteilt unter den freiwilligen Helfern, die
jedoch meist keine Spezialisten in der Materie sind. Zwei Verantwortliche
helfen von außen, die uns besonders aufgefallen sind: eine von ihnen ist Teil
der Konsenslotsen und hilft bei der
Lenkung des Vereins; sie hat maßgeblich dazu beigetragen, dass Entscheidungen
wie bei unserem Projekt MagnyÉthique getroffen werden: per
systemisches Konsensieren. Sie hat bei Besprechungen unterstützt, dann die
Aufgabe des Leiters weitergegeben und hilft heute noch punktuell bei Fragen
aus. Die zweite Person ist ein Mediator, der mit Gewaltfreier Kommunikation
arbeitet. Der Verein greift auf sie bei großen Konflikten zurück. Anscheinend
gab es mehrere davon in den letzten Jahren, und laut der Analyse einiger Betroffener
auf Grund einer soziokulturellen Frage, die zu Missverständnissen bezüglich der
Erwartungen oder des Ziels des einen oder des anderen geführt hat (Nutzen und
Preis eines Traktor für den Landwirt zum Beispiel). Die GfK war eine wertvolle
Unterstützung, damit alle einander zuhören und aus der Sackgasse zu kommen.
Dass diese zwei Rollen externe Menschen anvertraut werden, ist für uns ein
gutes Zeichen für unser Verständnis davon, dass eine Gruppe nur dann gut
funktionieren kann, wenn alle Individuen bereit sind sich zu verbessern und
gleichzeitig an dem Gesamten arbeiten. Unsere vielen Gespräche über dieses
Thema gingen alle in dieselbe Richtung. Kollegen des Lenkungskreis, wir sind
auf dem richtigen Weg!
Abschließend noch eine
Bemerkung: zweite Solawi, zweites System mit freier finanzieller Beteiligung um
die Gemüsekörbe zu erstehen. Solidarität bis ins letzte Bisschen, wie wir es
schon bei der Solawi Mainz bewundert hatten. Vielleicht nähern wir uns doch
einer Welt mit weniger Egoismus. Zumindest startet dies in gewissen Kreisen.
Und von dort aus muss sich das nur noch ausbreiten.
Danke an Ute und Klaus
für ihren Empfang und dafür, dass wir im Bauwagen/Tiny House übernachten
konnten und uns somit vor der Kälte und Feuchtigkeit schützen konnten, an Susi
für die sehr lehrreichen Gespräche (und für die Wäsche), an Hannes & Carina
und ihre Kinder für die mit ihnen geteilten Momente (und für das „Haschtige“),
an Isabel für die Beantwortung unserer Fragen! Bis bald!
Schoenau — Neuf Brisach: 37km toujours en grande partie le long du canal. Nous dormons dans un camping génial ! Merci, Siglinde und Wolfgang, pour le tuyau. weiter zum Großteil entlang des Kanals. Wir übernachten heute auf einem fahrradfreundlichen Campingplatz. Danke, Siglinde und Wolfgang, für diesen Tipp!
Au loin, le Haut-Königsbourg — Von weitem die Hoch-Königsburg
Ce soir, on mange de l’ortie blanche. — Heute Abend essen wir weiße Brennessel.
Premier gros souci de matériel : la remorque cargo nous a lâchés. Mais nous avons vite trouvé un remplacement. Merci, Sven! Erster großer Materialschaden: der Transporthänger hat den Geist aufgegeben. Aber wir haben schnell einen guten Ersatz gefunden. Danke, Sven!
Aujourd’hui, c’était une journée plaisir : découverte de Strasbourg pour les enfants avec Cathédrale, Petite France et son pont tournant, La Brasseur, Planetarium avec une intervention super autour du ciel de printemps (on a hâte d’observer les Lyrides !), et goûter / apéro avec de vieux amis à l’Orangerie. Que demander de plus !?
Heute war einfach ein gemütlicher Tag: Die Kinder haben Straßburg mit ihrem Dom, der Petite France und seiner Drehbrücke, dem Brasseur entdeckt. Wir waren dann im Planetarium für einen sehr interessanten Vortrag über den Frühlingshimmel (Wir freuen uns schon auf die nächsten Sternschuppen!). Zum Schluss ein Bierchen und etwas zum Knabbern mit alten Freunden im Park der Orangerie.
Gerste
La journée ne s’annonçait pourtant pas que facile après une soirée très mouvementée et une nuit écourtée, l’obligation de faire assermenter la signature de papiers de notaires dans la journée (l’achat de Magny avance !)…
Der Tag schien zunächst erst gar nicht so gut anfangen zu wollen: schweres Einschlafen und kurze Nacht, Beglaubigung der Papiere für die Gründung der Gesellschaft (der Kauf des Schlosses rückt näher!) …
Mais tout nous a souri: le brasseur du Brasseur a expliqué son métier au enfants, dégustation d’orge malté et nous sommes même repartis avec de quoi semer dans le Beaujolais vert! La dame de la mairie de quartier nous a fait les tampons mais aussi scanné les papiers en échange du service rendu à un pauvre monsieur tombé devant la mairie: il est reparti avec un zoo sur les doigts : un pansement tigre, un panda, un autre oursons… 😉
Letztendlich aber hat der Tag uns seine Sonnenseite gezeigt: Der Brauer im Restaurant Le Brasseur hat den Kindern seinen Beruf erklärt und ihnen Gerstenmalz als Korn zum Probieren gegeben und sogar ein paar Körner Brauergerste mitgegeben, damit wir es im Beaujolais Vert pflanzen können. Die Angestellte im Rathaus hat uns die Stempel auf die Dokumente gedrückt, aber sie hat sie zusätzlich noch gescannt, während wir unsere Hilfe angeboten haben einen zuvor gefallenen Mann zu versorgen. Er ist mit einem Zoo auf seinem Finger gegangen: auf einem Pflaster war ein Tiger, auf einem anderen ein Panda, und noch einer mit Bärchen … 😉
Bref: Merci la vie ! So schön kann das Leben sein!
Malsch – Iffezheim: 19km via Rastatt* température extérieure // Außentemperatur: ~5 °C + vent du nord // Nordwind * pour les Stacho et Cie. qui ont fait le voyage en Pologne en 2006: ça ne vous rappelle rien? * pour Kira: Wir sind vor dem Restaurant am Schlossgarten in Rastatt entlanggefahren, wo du zum ersten Mal Elinor in den Armen hattest. Sie war damals nur wenige Wochen alt. Elinor war total berührt, das zu erfahren! Kleine Seitennotiz: Dort hast du uns auch damals von einem jungen Mann erzählt, der heute dein Ehemann ist. 🙂 ❤
Vor der Fahrt am Morgen // Avant de partir le matin … bêêh
Weingarten – Malsch: 32km via Karlsruhe-Durlach & Ettlingen (dort hat Adriel leider ein Eis verpennt … als Entschädigung durfte er neben dem Fahrer auf dem Traktor fahren // malheureusement pour Adriel il dormait pendant la glace mais il a eu droit à un tour de tracteur à côté du chauffeur!)
Durlach
Ettlingen
Malsch mit selbstgebautem Brotofen / avec un four à pain fait main
Unser dritter Hänger / Notre troisième remorque. 😉
Bei unserem
Aufenthalt auf dem Layenhof vor einer Woche hatten wir das Glück, Jan kennenzulernen,
der dort mit Elisa und ihrem gemeinsamen Sohn Jona im gleichen Haus wie Clara
und Michi lebt. Mit ihnen haben wir schöne Momente verbracht. Jan arbeitet seit der Gründung vor vier Jahren
als Gärtner für die Solawi Mainz e.V. Wir haben von ihm letzten Sonntag eine
private Führung bekommen, und so Einblick in das Konzept im Allgemeinen und in
das Projekt in Mainz im Besonderen erhalten.
Aber erstmal: Was ist Solawi? Das Akronym steht für solidarische Landwirtschaft. Jede Woche kriegen die Mitglieder des Vereins gegen einen monatlichen Betrag Obst und Gemüse, die lokal angebaut sind. Der Anteil dient also dazu, gute Produkte zu finanzieren, aber auch die Mittel und/oder Methoden ihrer Produktion, so dass die Landwirte in ihrer Arbeit und Leben unterstützt sind, indem sie mit regelmäßigen Einkommen rechnen können.
In den letzten
Jahren sprießen die Solawis in Deutschland, aber keine ist der anderen wirklich
gleich, denn Größen, Arbeitsweisen, Administration, Entscheidungsprozesse
werden lokal ausgewählt.
Nun aber einige Worte über Solawi Mainz. Der Verein wurde 2015 von 10 Parteien (1 Partei = 2 Erwachsene) gegründet, damals mit 1500 m² bewirtschaftetem Land. Heute sind schon vier Gärtner angestellt, die im Team mit einer Wochenarbeitszeit von je 26 Stunden für 117 Parteien arbeiten, um auf 3 Hektar Gemüse anzubauen. Davon werden nur 2.2 aktiv benutzt, der Rest wird mit Gründünger bepflanzt, um die Erde anzureichern. Eine unglaubliche Entwicklung, oder!?
Die Angestellten
arbeiten nur in der Woche, am Wochenende kommen dafür freiwillige Mitglieder,
die die von den Gärtnern in einem Heft detaillierten Aufgaben übernehmen, um die
Arbeit stetig weiterzuführen. Die Mitglieder haben auch die Verantwortung, sich
um die gleichmäßige Verteilung des in der Woche geernteten Gemüse zu kümmern. Diese
auf dem ersten Blick einfache Aufgabe fällt schließlich schwieriger aus und hat
ab und zu dazu geführt, dass am Ende der Verteilung einige Gemüsesorten knapp
waren. Da muss das Team also schon wieder sehr klare Ansagen machen, damit jeder
weiß, ob nach Gewicht, Größe oder Anzahl gemessen wird.
Ein besonderer Aspekt
in Mainz ist der Folgende: Der Verein ist gleich doppelt solidarisch, denn die
Angestellten erhalten nicht nur ein festes Monatsgehalt und die diversen Kosten
werden von den Beiträgen der Mitglieder getragen, sondern auch der Monatsbeitrag
ist unausgeglichen. Wie bitte? Damit sich möglichst viele Haushalte gutes Gemüse in Bioqualität leisten
können (das Biosiegel kostet an sich so viel Geld, dass es nicht beantragt
wurde), kann der Beitrag von jedem Mitglied selbst entschieden werden. Während
der Jahresvollversammlung wird eine Schätzung der Kosten des folgenden Jahres präsentiert.
Jedes Mitglied schreibt dann auf einen Zettel mit Namen den Beitrag, den er in
der Lage oder bereit ist zu zahlen. Diese Angabe ist bindend und wird
eingesammelt. Solange die Summe der
Beitragsvorschläge die geschätzten Kosten nicht deckt, wird der Vorgang
wiederholt. So kann ein finanziell schwacher Haushalt weniger Beitrag zahlen
als ein finanziell starker und doch von guten, lokalen und gesunden
Erzeugnissen profitieren. Wir fanden diese Vorgehensweise besonders positiv und
wollten es mit euch teilen. Fakt ist immer noch sehr oft, dass sich heutzutage nicht
jeder frische Bioprodukte leisten kann, was zur gesellschaftlichen Spaltung beiträgt.
Solche Initiativen, die doppelt solidarisch und gemeinschaftlich sind, müssen
mehr Gehör finden!
Seit gestern sind
wir in Weingarten, wo wir der Familie Gärtner (im Ernst!) beim Anbau von Gemüse
in hier ansässigen Solawi helfen werden. Anderer Ort, andere Arbeitsweise. Darüber
berichten wir nächste Woche!
Lors de notre séjour à Layenhof la semaine dernière, nous
avons eu la chance d’y rencontrer Jan, qui y vit avec Elisa et leur fils Jona dans
la même allée que Clara et Michi et avec qui nous avons partagé également de
bons moments. Jan travaille comme jardinier pour l’association Solawi de
Mayence depuis ses débuts il y a quatre ans ! Nous avons eu la chance d’avoir
une visite privée dimanche dernier pour découvrir le concept en général et le
projet de Mayence en particulier.
Mais commençons par le début : Solawi, c’est quoi ? Il s’agit d’un acronyme : So(lidarische) La(nd)wi(rtschaft), ce qui signifie « agriculture solidaire ». C’est l’équivalent de l’AMAP française : chaque semaine, les adhérents à l’association Solawi d’un territoire reçoivent un panier de légumes de saison qu’ils financent par mensualités. Cette participation permet de financer à la fois les produits récoltés et leurs moyens et/ou méthodes de production et soutient ainsi les producteurs qui peuvent compter sur des ressources régulières et travailler et vivre plus confortablement.
Dans les dernières années, les Solawi ont fleuri en Allemagne,
mais aucune ne ressemble à l’autre, que ce soit par la taille, le mode de
fonctionnement pour la répartition du travail et des paniers, la gestion
administrative, le mode de prises de décision collégial ou non…
Quelques mots sur celle de Mayence donc. L’association Solawi Mainz a été créée en 2015 par 10 partis (un parti correspond à 2 adultes), 1500 m² de terrain étaient alors mis en culture. Aujourd’hui, elle emploie quatre jardiniers à raison de 26 heures par semaine chacun, qui travaillent en équipe à la production de légumes pour 117 partis sur une surface de 3 hectares, dont seulement 2.2 sont mis en culture, le reste servant à enrichir les sols : quelle évolution fulgurante, n’est-ce pas !?
Les employés ne travaillent que la semaine mais préparent un
cahier pour les adhérents volontaires du week-end où les tâches sont détaillées
pour la continuité de la culture. C’est aussi aux adhérents que revient la
responsabilité de répartir la production hebdomadaire en paniers de façon
équitable. Cette tâche est parfois plus ardue qu’il n’y paraît et a déjà amené
à des pénuries en fin de tournée, d’où la nécessité là aussi d’une
communication impeccable de l’équipe vers les volontaires afin que chacun sache
si c’est au poids, à la taille ou à l’unité que se répartit tel ou tel légume.
Aspect particulièrement intéressant à Mayence : l’association est doublement solidaire car non seulement les jardiniers touchent un salaire mensuel fixe et les frais divers sont pris en charge par la participation des adhérents, mais le tarif du panier n’est pas harmonisé. Comment ça ? Et bien, pour que toutes les bourses puissent s’offrir des légumes bio (même si personne n’a jamais réclamé le label qui coûte à lui seul beaucoup d’argent !), la participation de chacun se décide librement. Lors de l’assemblée générale annuelle, une estimation chiffrée des différents frais à venir est présentée aux adhérents. On fait ensuite passer un chapeau dans lequel chacun note la somme qu’il est prêt à donner chaque mois pour financer sa part d’agriculture solidaire. La somme inscrite avec son nom sur le papier est engageante. Tant que la somme estimée dans les prévisions financières n’est pas atteinte, le chapeau est lancé pour un autre tour, jusqu’à ce que ce soit bon. Ainsi, un ménage modeste peut donner bien moins qu’un autre plus aisé. Chacun paie en fonction de son porte-monnaie mais chacun profite de produits et d’un environnement de qualité. Nous avons trouvé ce mode de fonctionnement particulièrement positif et voulions ici vous en faire part. À l’heure où il est vrai que les bons produits frais bios ne sont pas à la portée de tous et que cela fait ajoute au fossé social, ce genre d’initiative doublement solidaire et participatif est à faire connaître !
Depuis hier, nous sommes arrivés à Weingarten où nous allons aider dès demain la famille Gärtner (= jardinier, ça ne s’invente pas !) à produire pour le Solawi local. Autre lieu, autre fonctionnement. Nous vous en parlerons la semaine prochaine !