Le soir, petite excursion du soir au « mythique » Max und Moritz, la brasserie portant le nom des fouteurs de m….de. 😉 Adriel espérait bien les voir mais il n’y avait que leurs dessins.
Kleiner Ausflug zum Max und Moritz, die Brauerei der « Quatschmacher » und Gasthaus im traditionellen Stil. Adriel war etwas enttäuscht sie nur auf Zeichnungen zu sehen.
https://www.maxmoritz-bier.de
Aller par le chemin forestier // Hinfahrt durch den Waldweg: 7km
Retour par le lac // Rückfahrt über den Weg am See: 9.5km
Étape 22 — Etappe 22
Friedrichshafen — Bodolz: 22.2km
Prologue : Beuggen — Tiengen — Friedrichshafen en train … mais quelle galère ! (Attention, coup de gueule.) La Deutsche Bahn se dit souvent favorable au vélo et permet de prendre gratuitement les vélos dans les trains. Mais encore faut-il pouvoir monter les escaliers des trains ! Bon, une petite marche, ça va, mais quatre marches escarpées ? Bon, avec un petit vélo, ça va, mais comment rentrer les remorques quand les portes sont trop étroites ? Eh ben, on ne rentre pas, on reste sur le quai. Quand on court voir le conducteur, il ferme sa fenêtre et part. Quand on demande à une contrôleuse de nous expliquer comment faire, elle jette un regard du type Mais je n’en sais rien ! Et je m’en contrefiche !, puis elle dit quelque chose de manière très confuse tout en appuyant sur le bouton de fermeture de porte. Cette dernière lui a coupé la parole. Quelle porte impolie, n’est-ce pas ? Seule solution : attendre presque deux heures dans le froid et l’humidité (Allez, nous avons trouvé un petit coin sympa à l’abris en cherchant bien…) pour ensuite plier les remorques afin de les rentrer pliées et tournées. La contrôleuse de ce train (heureusement pas la même que tout à l’heure) nous a aidés comme de nombreuses personnes sur le quai et elle nous reconnaît : « Mais je vous ai déjà vu il y a deux heures. Pourquoi vous n’avez pas pris l’autre train ? » Bonne question ; elle a eu notre réponse. M’enfin, elle a vraiment été sympa et nous a vidé le compartiment pour que nous puissions y mettre nos quatre vélos et deux remorques, les deux toiles de tente, le sac de réserves alimentaires, les trois sacs des enfants, les trois enfants et les deux parents. Bon, c’est un peu extrême, avouons-le. Trajet calme et même agréable, en passant par Schaffhausen en Suisse, jusqu’au Lac de Constance. À Friedrichshafen, grâce à l’aide d’un passager, nous avons pu descendre de manière presque fluide. Thank you for travelling with Deutsche Bahn.
Nous avons bien galéré mais nous n’avions pas de handicap autre que les vélos et remorques. Mais premièrement, ce n’est pas la première galère, deuxièmement, comment font les jeunes mamans avec poussette ou handicapés en fauteuil roulant ?
Prolog: Beuggen — Tiengen — Friedrichshafen mit dem Zug. Welch eine Zumutung. (Achtung, jetzt wird gemotzt.) Die Deutsche Bahn hält sich für fahrradfreundlich, weil die Fahrräder kostenlos mitgenommen werden können. Alles schön und gut, aber die Fahrräder müssen zunächst erstmal Treppen hochgetragen werden. Alles klar, eine Stufe geht ja, aber vier steile Stufen? Alles klar, das kriegt man mit einem kleinen Fahrrad ja hin, aber wie kriegen wir die Hänger hinein, wenn die Türen zu eng sind? Kurze Antwort: gar nicht, wir bleiben auf dem Bahnsteig sitzen. Wenn man zum Zugführer läuft, schließt er sein Fenster und fährt los. Wenn man eine Zugbegleitung anspricht, guckt sie einen erst mit einem Woher-soll-ich-das-denn-wissen-Blick an, steigt ein, drückt auf den Schließ-Knopf, fängt an diffuses Zeug zu erzählen und wird einfach so von der Tür unterbrochen. So eine unhöfliche Tür aber auch, nicht wahr? Lange Antwort: zwei Stunden bei Kälte und Nässe warten (zum Glück haben wir ein trockenes Plätzchen gefunden) und die Hänger schließlich einzuklappen und dann eingeklappt und gedreht in die Bahn zu laden. Die Zugbegleiterin (zum Glück nicht die Gleiche) hilft uns sowie auch viele Leute am Bahnsteig und erkennt uns wieder: « Warum haben sie den Zug vor zwei Stunden denn nicht genommen? » Gute Frage; unsere Antwort darauf hat sie prompt erhalten. Aber gut, sie war wirklich bemüht, hat uns das Abteil freigeräumt, damit wir die vier Fahrräder und zwei Häger, zwei Zelte, die Provianttasche, die drei Rucksäcke der Kinder, die drei Kinder und die zwei Eltern reintun können. Wir geben es zu, es ist etwas extrem. Dann ruhe und angenehme Fahrt, über Schaffhausen in der Schweiz, bis an den Bodensee. In Friedrichshafen hilft uns ein Fahrgast, dank dem das Aussteigen fast flüssig war.
Thank you for travelling with Deutsche Bahn. Wir hatten es schwer, aber wir haben kein Handicap außer Fahrrad und Hänger. Es ist nicht das erste Mal, und jedes Mal denken wir an junge Mütter mit Kinderwagen oder Behinderte im Rollstuhl …

On tire la langue à la DB. // Wir strecken der DB die Zunge raus. 😛
Mais nous avons fait du vélo aussi, nos premiers kilomètres au bord du lac de Constance. Moment fort : vue sur le château de Wasserburg avec notre Schülerheim adoré depuis le Malerwinkel (coin des peintres). Merci à Kathrin, responsable des centres des jeunes à la Gesellschaft für übernationale Zusammenarbeit, notre ancienne association franco-allemende, qui nous a attendus et nous laisse son appartement. 🙂
Aber wir sind auch Fahrrad gefahren, und zwar unsere ersten Kilometer am Bodensee. Highlight: Blick auf das Schloss von Wasserburg mit unserem geliebten deutsch-französischen Schülerheim vom Malerwinkel aus. Vielen Dank an Kathrin, Leiterin der Jugendabteilung der Gesellschaft für übernationale Zusammenarbeit, für die Geduld und für die Wohnung. 🙂

Tiengen. 

← Wasserburg! → 
❤
Étape 21 — Etappe 21
Lörrach — Beuggen: 27.6km
dont quelques-uns en Suisse (où Adriel a fait pipi sur des orties … si c’est interdit, nous présentons nos excuses à la Suisse qui a de belles pistes cyclables !) ; ensuite, arrivée à Beuggen où se tenait un marché artisanal de poterie relativement populaire dans le coin.
davon einige in der Schweiz (wo Adriel Pipi auf Brennnessel gemacht hat … falls es verboten ist, bitten wir die Schweiz — die übrigens schöne Radwege hat — vielmals um Entschuldigung.); anschließend, Ankunft in Beuggen, wo ein recht bekannter Töpfermarkt stattfand.




Bauwagen eines Waldorfkindergartens // Roulotte d’un jardin d’enfant Waldorf 





Rheinfelden 







Schloss Beuggen
Étape 20 — Etappe 20
Neuenburg am Rhein — Lörrach: 40km,
dont 20km en train car la piste cyclable « EuroVélo » n’est depuis Bremgarten qu’un chemin forestier et gravillonné ce qui rend le déplacement plus lent et difficile, sans parler des flaques suite aux intempéries des derniers jours
dont 0.5km en Suisse
davon 20km mit dem Zug, da der « EuroVélo »-Radweg seit Bremgarten nichts anderes als ein Schotterweg ist, wodurch das Fahren durch den Matsch und Pfützen verlangsamt und erschwert wird.
davon 0.5km in der Schweiz
Accueil par des warmshowers une nouvelle fois très intéressants qui ont nous ont parlé de leurs deux voyages à vélo (14 et 17 mois … 21000km …), très pro vélo et membre du groupement d’intérêt « IG Velo« . Ensuite, sortie à Lörrach. +5km… 🙂
Empfang bei wieder einmal sehr interessanten Warmshowers, die uns von ihren zwei Radreisen erzählt haben (14 und 17 Monate; 21000 km), Fahrradaktivisten und Mitglieder der « Interessengemeinschaft Velo« . Anschließend ein kleiner Ausflug nach Lörrach. +5km… 🙂
Étape 19 — Etappe 19
Mengen — Neuenburg am Rhein: 33km
via Chalampé (F)
Étape 18 — Etappe 18
Opfingen — Mengen: 8km,
dont 0.5km sous un torrent de pluie // davon 0.5km im strömenden Regen
Vue superbe sur la Forêt Noire et sur le Bellchen, blanchi pendant la nuit. Eh oui; en avril ne te découvre pas d’un fil.
Tolle Aussicht auf den Schwarzwald und auf das verschneite Bellchen. Der April macht halt immer noch was er will.
Mundenhof
Opfingen — Mundenhof: 12 km
Une demi-journée d’excursion au parc Mundenhof de Freiburg. Nous avons eu le plaisir d’y retrouver un copain du jardin d’enfants!!! // Ein Nachmittag im Mundenhof, einem großen Park mit Tieren bei Freiburg. Da hatten wir das Glück, den Jolan aus dem Kindergarten zu treffen!!!
Étape 17 — Etappe 17
Neuf-Brisach — Opfingen: 19km — retour en Allemagne // Rückkehr nach Deutschland,
– incl. 100m de dénivelé sur 2km pour avoir une vue époustouflante à l’Ouest sur les Monts d’Alsace, à l’Est sur la forêt noire avec en contre-bas la ville de Fribourg à nos pieds // mit 100m Steigung auf 2km und als Belohnung ein atemberaubender Blick auf die Berge des Elsass im Westen, die des Schwarzwaldes im Osten und zu unseren Füßen die Stadt Freiburg
– arrivés à Opfingen, les enfants étaient récompensés par une chasse aux oeufs (merci au lapin Frederik pour sa générosité) // in Opfingen wurden die Kinder mit einer Eiersuche empfangen (Dank an Frederik für seine Großzügigkeit)



Avant de quitter la France et en vu des élections européennes, passage obligé à la gendarmerie pour procuration. 
Clin d’oeil à tous ceux qui connaissent Breisach. 

Breisach Altstadt. 
Glace en plat principal, pique-nique en dessert. 




Pause admirative après la montée. 
Chasse aux oeufs.
« De bons légumes », initiative pour une agriculture solidaire*
Solawi Weingarten

Le temps passe vite ! Déjà plus de trois semaines que nous avons pris la route, 10 jours que nous avons quitté notre premier lieu de wwoofing à Weingarten. Nous arrivons aujourd’hui au deuxième et je me dis qu’il est grand temps de rédiger enfin l’article sur Solawi Weingarten !
Mais pour être franche, ça fait du bien de se libérer des obligations, de prendre le temps de respirer, d’observer. Le printemps me semble être la période idéale pour un voyage à vélo : nous voyons la végétation évoluer de jour en jour (peu de fleurs à notre départ, puis les cerisiers / merisiers chez qui les fruits verts font place aux fleurs, les pommiers et les lilas prennent le relais), l’apparition des insectes, divers papillons semaine après semaine (aucun la première semaine, puis papillons citron, yeux de paon puis papillons aurore…). S’assoir dans un petit coin de nature et regarder toute la vie que dégage un mètre carré de prairie sauvage. Et la météo est devenue bien plus clémente que les premières semaines pour nos journées de cyclistes. C’est beau la vie !
Mais bref : je m’écarte du sujet de notre dernier wwoofing… Nous y avons aidé Hannes et ses amis ou collègues pendant quatre jours (le dimanche suivant notre arrivée étant chômé, nous avons aidé nos hôtes Ute et Klaus à remettre la cuisine d’été qui était la nôtre en état de marche, loin des champs). Presque trop court pour pouvoir poser toutes nos questions, d’autant qu’Hannes et sa famille n’avaient pris leur poste que deux semaines auparavant et en étaient encore à la phase de repérage et de réflexion quant à l’organisation du travail. Notre timing n’était donc pas le meilleur. Nous sommes aussi arrivés le samedi après-midi après la fête de l’association, et repartis le jour de récolte et la veille de la distribution des paniers. Dommage. Mais nos hébergements suivants ne laissaient que peu de possibilité de faire autrement.
Malgré tout, nous avons pu participer à un certain nombre de tâches de printemps : arrosage dans les serres, butage, plantage, préparation de la terre avant nouvelles plantations. Les enfants ont pris plaisir à participer à certaines tâches ou ont joué librement avec les autres enfants.
L’initiative des « bons légumes pour Weingarten » est née en 2014, elle utilise aujourd’hui 1.6 hectares de terres (malheureusement divisées en trois parcelles éloignées) pour fournir des légumes bios (comme à Mayence sans label) à 70 personnes. À terme, elle souhaiterait pouvoir profiter des jardins ouvriers délaissés ci et là dans la ville pour s’agrandir. Les terres sont cultivées ou semées de phacélie entre deux cultures, une fleur qui nous a été présentée comme idéale pour ne pas laisser la terre vide sans toutefois utiliser les minéraux nécessaires à aucun légume susceptible d’être planté ensuite.
Les premières années ont été mouvementées pour ce beau projet ! D’abord la difficulté de trouver quelqu’un à salarier. Un en 2015, un autre pour les deux années suivantes, puis personne. Les adhérents ont dû s’autogérer, s’organiser pour cultiver eux-mêmes les terrains et produire leurs propres légumes. Mais ceci au détriment des adhésions qui ont drastiquement baissé l’année suivante, heureusement remplacées petit à petit par de jeunes familles intéressées également par le côté participatif du projet. Nous avons eu l’occasion de planter les oignons avec l’une d’entre elle, ravie de venir donner un coup de main pour passer une heure en extérieur.
Pour le reste, Hannes (agriculteur formé en agroécologie façon Steiner) et sa femme (qu’il a rencontré à l’école) ont repris la main sur les cultures il y a donc un petit mois à présent. Ils sont aidés par trois employées, deux personnes à mi-temps dont Isabel qui complète ainsi son mi-temps de jardinière pédagogique dans les écoles du village après des études agroalimentaires et un « petit-job » à 450€ comme ils existent en Allemagne.




Les vibrations créées par les roues tournant au vent sont censées faire fuir les rongeurs.
Le fonctionnement interne de l’association est bien défini, les tâches réparties entre les adhérents volontaires (mais non spécialistes la plupart du temps). Deux responsables viennent de l’extérieur, qui ont attiré notre attention : l’une d’elles fait partie de l’association Konsenslotsen et aide à la gouvernance de l’association qui a décidé de prendre ses décisions comme nous le faisons à MagnyÉthique : au consentement. Elle est intervenue pour les faciliter les réunions, passer le flambeau à des animateurs internes et sert aujourd’hui de conseillère à distance lorsque les membres du groupe en ont besoin. La seconde personne est un médiateur en Communication Non Violente. L’association fait appel à lui pour être aidée en cas de gros conflits. Il y en a visiblement eu besoin à plusieurs reprises ces dernières années, d’après l’analyse de certains des concernés pour des questions « socio-culturelles » qui ont mené à des malentendus sur les attentes ou buts des uns ou des autres (nécessité et prix d’un tracteur pour l’agriculteur par exemple). La CNV a été une aide précieuse pour permettre à chacun de s’écouter et sortir de l’impasse. Ces deux rôles confiés à des personnes externes nous ont confortés dans notre conviction que si l’on veut qu’un groupe fonctionne, il faut d’une part travailler avec des individus prêts à évoluer et travailler en parallèle à la gestion de l’ensemble. Nos diverses discussions autour du sujet allaient toutes dans cette direction. Commission gouvernance, il faut continuer sur la voie choisie ! 😉
Je terminerai par une remarque courte : deuxième Solawi rencontré, deuxième système de prix libre pour financer la culture des paniers : solidarité jusqu’au bout, comme nous l’avions déjà admiré pour Solawi Mainz. À croire que la société va vraiment vers moins d’égoïsme ! Du moins dans certains cercles pour commencer. Plus qu’à se consolider pour pouvoir essaimer !
Merci à Ute et Klaus pour leur accueil et leurs gestes amicaux, à Ute pour avoir mis à notre disposition la tiny house pour nous protéger du froid et de l’humidité, à Susi également pour les conversations très enrichissantes (et les lessives !), à Hannes & Carina et leurs enfants pour les moments partagés, à Isabel s’être laissée questionner ! À bientôt peut-être !
Gutes Gemüse, Initiative für eine solidarische Landwirtschaft
Solawi Weingarten

Wie die Zeit vergeht! Wir sind vor mittlerweile drei Wochen losgefahren, vor zehn Tagen haben wir unseren ersten WWOOF-Ort in Weingarten verlassen. Heute sind wir beim zweiten angekommen, und da ist es dann höchste Zeit, endlich den Artikel über die Solawi Weingarten zu schreiben!
Aber um ehrlich zu sein tut es einfach gut loszulassen, sich Zeit zu lassen um einmal tief durchzuatmen und zu beobachten. Der Frühling ist meiner Meinung nach die ideale Jahreszeit für eine Radreise: Wir sehen täglich die Entwicklung der Pflanzenwelt (wenige Blumen bei unserer Abfahrt, dann die Kirschbäume, bei denen die grünen Früchte die Blumen ersetzen, jetzt übernehmen Apfel- und Fliederbäume), das Aufkommen der Insekten, verschiedene Schmetterlinge Woche für Woche (nach der ersten schmetterlingsfreien Woche kamen die ersten Zitronenfalter, dann Tagpfauenaugen, nun Aurorafalter…). Einfach nur in einem kleinen Eck der Natur Platz nehmen und zusehen, wie viel Leben in einem Quadratmeter unberührter Erde steckt. Das Wetter ist nun auch freundlicher geworden als in den ersten Wochen. Das Leben ist schön.
Aber gut, ich schweife vom eigentlichen Thema WWOOF ab. Wir haben dort Hannes und seinen Freunden oder Kollegen vier Tage lang geholfen. (Am Sonntag nach unserer Ankunft wurde nicht gearbeitet, also haben wir unseren Gastgebern Ute und Klaus geholfen die Sommerküche wieder in Schuss zu bringen, da wir sie schließlich nutzen sollten). Eigentlich zu kurz um alle Fragen zu stellen, zumal Hannes und seine Familie auch erst zwei Wochen zuvor angekommen waren und noch in einer Entdeckungs- und Überlegungsphase bezüglich der Organisation der Arbeit waren. Unser Timing war von daher vielleicht nicht so gut gewählt. Und dann sind wir noch am Nachmittag nach dem Vereinsfest angekommen und am Morgen der Ernte und somit am Vortag der Ausgabe wieder gefahren. Schade, aber unsere weiteren Stationen ließen uns nicht mehr Möglichkeiten.

Trotzdem konnten wir an einigen Aufgaben des Frühlings teilnehmen: gießen in den Folientunneln, Dämme ziehen, Zwiebeln stecken, Erde für die nächste Bepflanzung lockern. Die Kinder hatten auch ihren Spaß dabei oder haben einfach frei mit den anderen Kindern gespielt.
Die Initiative „Gutes Gemüse für Weingarten“ ist 2014 gegründet worden und nutzt heute 1,6 ha Land (leider auf drei entfernte Parzellen verteilt) um gutes (wie in Mainz nicht zertifiziertes) Bio-Gemüse an siebzig Personen zu bringen. Auf Dauer sollen hier und da nicht mehr genutzte Gärten übernommen werden um sich zu vergrößern. Die Felder sind bewirtschaftet oder zwischen zwei Kulturen mit Phazelia (Bienenweide) bepflanzt, die – wie uns gesagt wurde – ideal sein soll um das Land nicht leer zu lassen, ohne diejenigen Mineralien zu nutzen, die für das Folgegemüse wichtigen sein werden.
Die ersten Jahre waren sehr holprig für dieses schöne Projekt. Zunächst gab es Schwierigkeiten einen Angestellten zu finden. Einen dann im Jahr 2015, ein weiterer für die folgenden zwei Jahre, danach niemand. Die Mitglieder haben selbst Hand angelegt und haben das Projekt selbst getragen; sie haben selbst bewirtschaftet und ihr eigenes Gemüse erzeugt. Die Mitgliederzahlen sind jedoch im Jahr darauf drastisch gesunken; die Abgänger wurden glücklicherweise durch junge Familien ersetzt, die das Mitmachen in dem Projekt interessiert. Wir hatten die Gelegenheit mit einem Mitglieder Zwiebeln zu stecken, und sie schien Spaß daran gehabt zu haben eine Stunde draußen sein zu können und ihre Kraft sinnvoll einbringen zu können.
Hannes, ausgebildeter Landwirt in Agroökologie nach Rudolf Steiner, und seine Frau Carina, die er in der Ausbildung kennengelernt hat, haben vor etwa einem Monat die Gärtnerarbeit übernommen. Ihnen wird von drei Vollangestellten, zwei Halbtagsstellen (darunter Isabel, die so ihren Job als Gartenpädagogin in den Schulen des Orts ergänzt) und einer 450€/Minijob-Stelle.




Les vibrations créées par les roues tournant au vent sont censées faire fuir les rongeurs.
Die Vereinsregelns sind klar definiert, die Aufgaben verteilt unter den freiwilligen Helfern, die jedoch meist keine Spezialisten in der Materie sind. Zwei Verantwortliche helfen von außen, die uns besonders aufgefallen sind: eine von ihnen ist Teil der Konsenslotsen und hilft bei der Lenkung des Vereins; sie hat maßgeblich dazu beigetragen, dass Entscheidungen wie bei unserem Projekt MagnyÉthique getroffen werden: per systemisches Konsensieren. Sie hat bei Besprechungen unterstützt, dann die Aufgabe des Leiters weitergegeben und hilft heute noch punktuell bei Fragen aus. Die zweite Person ist ein Mediator, der mit Gewaltfreier Kommunikation arbeitet. Der Verein greift auf sie bei großen Konflikten zurück. Anscheinend gab es mehrere davon in den letzten Jahren, und laut der Analyse einiger Betroffener auf Grund einer soziokulturellen Frage, die zu Missverständnissen bezüglich der Erwartungen oder des Ziels des einen oder des anderen geführt hat (Nutzen und Preis eines Traktor für den Landwirt zum Beispiel). Die GfK war eine wertvolle Unterstützung, damit alle einander zuhören und aus der Sackgasse zu kommen. Dass diese zwei Rollen externe Menschen anvertraut werden, ist für uns ein gutes Zeichen für unser Verständnis davon, dass eine Gruppe nur dann gut funktionieren kann, wenn alle Individuen bereit sind sich zu verbessern und gleichzeitig an dem Gesamten arbeiten. Unsere vielen Gespräche über dieses Thema gingen alle in dieselbe Richtung. Kollegen des Lenkungskreis, wir sind auf dem richtigen Weg!
Abschließend noch eine Bemerkung: zweite Solawi, zweites System mit freier finanzieller Beteiligung um die Gemüsekörbe zu erstehen. Solidarität bis ins letzte Bisschen, wie wir es schon bei der Solawi Mainz bewundert hatten. Vielleicht nähern wir uns doch einer Welt mit weniger Egoismus. Zumindest startet dies in gewissen Kreisen. Und von dort aus muss sich das nur noch ausbreiten.
Danke an Ute und Klaus für ihren Empfang und dafür, dass wir im Bauwagen/Tiny House übernachten konnten und uns somit vor der Kälte und Feuchtigkeit schützen konnten, an Susi für die sehr lehrreichen Gespräche (und für die Wäsche), an Hannes & Carina und ihre Kinder für die mit ihnen geteilten Momente (und für das „Haschtige“), an Isabel für die Beantwortung unserer Fragen! Bis bald!































































































