Étape 6 – Etappe 6

Nierstein – Worms Herrensheim = 40 km davon 25 mit dem Zug wegen Regens // 40 km dont 25 en train (trop de pluie!)


Worms ville des Nibelungen, sa cathédrale, le château de Herrnsheim et son parc, hébergement en petite maison de poupée digne d’un livre d’images et cours de langue des signes allemande (Merci Anne!). // Worms, Nibelungen-Stadt und ihr Dom, Herrnsheim mit Schloss und Schlosspark, Übernachtung in einem kleinen Puppenhaus wie aus einem Bilderbuch + Gebärdensprachunterricht von Anne (Danke!)

Habitat participatif Layenhof

Du samedi 30 mars au mardi 2 avril

Nous avons pu passer quelques jours chez Clara, Michael et leurs deux filles au cœur de Layenhof à Mayence. C’est là que nous étudions notre premier habitat participatif et c’est passionnant !

La communauté Layenhof a été créée en 1994 autour d’un idéal de vie communautaire intégrative, intergénérationnelle et multiculturelle. Deux grands bâtiments avec en tout 32 appartements lui sont consacrés, des 3, 4 et 5 pièces entre 60 et 100 m². Quatre appartements sont réservés à une association qui y place des familles avec personnes en situation de handicap, un appartement par allée.

Voici ce que nous avons vécu au quotidien : les enfants vont et viennent de l’intérieur à l’extérieur, tournent au coin du bâtiment pour rejoindre le grand parc de jeu à l’arrière, où ils retrouvent bien d’autres enfants, jouent librement, grimpent, se balancent… Les adultes quant à eux observent de loin, de l’appartement où ils s’occupent du ménage, cuisinent… ou de l’espace vert entre les bâtiments et le parc de jeux où ils se rassemblent avec d’autres pour partager le repas, un gâteau et du café, discutent. L’ambiance est super agréable ! C’est exactement comme ça que nous nous imaginons en partie notre futur à Magny, Pascal, les enfants et moi !

Mais voilà : en trois jours sur place, nous n’avons pas vu beaucoup des quelques 120 personnes qui vivent ici et nous n’avons pu parler qu’avec les 10 à 12 mêmes. Les discussions étaient ouvertes et sincères, les avis parfois bien tranchés, ce qui a rendu l’écoute particulièrement intéressante. Plusieurs nous ont dit que la vie communautaire s’est quelque peu assoupie. Quel dommage ! Quelques raisons à cela ? L’unique salle commune, en sous-sol, n’est pas très accueillante et bien trop petite pour accueillir l’ensemble des participants pour les – à présent rares – réunions concernant tout le monde. Peu d’initiatives d’activités communes (à part la chorale). Du coup, tant que la météo ne s’y prête pas vraiment, c’est plutôt chacun chez soi ! Bien sûr, certains foyers sont plus proches les uns des autres, selon les caractères et les intérêts qui les rapprochent. Ainsi, il existe quand même une vie communautaire au sein de petits cercles entre les intéressés. Mais les autres ? Ne sont-ils vraiment pas intéressés ? Ont-ils perdu tout espoir, au point de préférer se retirer ? Ont-ils simplement cherché et trouvé un logement bon marché dans un voisinage sympathique lorsqu’ils sont venus ? Tout cela est possible… Car la communauté ne communique que peu vers l’extérieur et il semblerait que depuis quelques temps, les gens viennent simplement en recherche d’appartement sans pour autant être intéressés, voire même au courant de ce qu’est la communauté. L’idéal des fondements est bien loin.

Après discussions, il semblerait que le mode de décision au consensus soit la meilleure solution pour cette énorme communauté, car elle prend déjà énormément de temps et qu’il n’en reste que peu pour étudier et prendre en compte tous les avis, voire même les vétos. Mais la majorité au deux-tiers qui est appliquée ne permet pas à tous de se sentir écouté et pris en compte. Certains nous ont dit ne jamais s’être sentis accueillis, parlent de jeux de pouvoirs qu’ils regrettent amèrement, n’ont finalement plus envie de s’impliquer davantage.

L’aspect communautaire n’est peut-être pas optimal ni suffisamment intense, il manque peut-être aussi une unité et tout le monde ne va pas dans la même direction. Mais malgré tout, nous nous y sommes sentis très bien ! Et pour ce qui est des enfants, nous pensons que c’est une grande chance qui leur est donnée de grandir dans un tel environnement !

Cette brève immersion nous a renforcé en ces points :

  • Le besoin d’avoir plusieurs salles communes, dont au moins une qui soit assez grande pour accueillir tout le monde et qui soit accueillante et centrale.
  • La certitude qu’il ne faut pas un groupe trop grand pour inclure au mieux tout le monde tout en gardant une certaine unité, pour que chacun puisse être pris en compte.
  • La nécessité de poursuivre notre travail de gouvernance, d’intensifier le mode de décision au consentement (et non au consensus).
  • Le réconfort de savoir que c’est la SCI qui sera propriétaire (et non la ville qui loue les locaux) !
  • La conviction que notre projet ne sera pas toujours facile mais qu’il sera pour tous en enrichissement mutuel, pour les plus jeunes, mais aussi les grands !

Une chose est sûre, nous repartons plus riches : de belles rencontres avec des gens chaleureux, de nouvelles idées à penser en pédalant…

Gemeinschaft Layenhof

Von Samstag, den 30. März bis zum Dienstag, den 2. April

Ein paar Tage durften wir bei Clara, Michael und ihren zwei Töchtern in der Gemeinschaft Layenhof in Mainz verbringen. Da erkunden wir unsere erste Gemeinschaft. Das ist alles sehr spannend!

Die Gemeinschaft Layenhof wurde 1994 gegründet, mit dem Ideal eines multikulturellen, integrativen und intergenerationnellen Gemeinschaftslebens. Zwei große Mehrfamilienhäuser mit insgesamt 32 Wohnungen, 3-,4- und 5-Zimmer Wohnungen von 60 bis 100 qm. Vier Wohnungen sind von einem Verein Haushalten mit Behinderung zu Verfügung gestellt, eine in jedem Haus.

So haben wir den Alltag ein paar Tage lang vor Ort erlebt: Die Kinder gehen nach draußen, wann sie wollen, gehen um die Ecke nach hinten auf den großen Spielplatz, wo sich viele Kinder treffen, frei spielen, schaukel, klettern… Die Erwachsene beobachten von Weitem, entweder beim Kochen oder in der Wohnung beschäftigt, oder beim Kaffeetrinken oder Essen und Plaudern auf der Grünfläche zwischen Häusern und Spielplatz. Denn sobald die Sonne rauskommt, kommen einige mit Salat und Auflauf, Kaffee und Kuchen, nach draußen und teilen sich das Essen. Es ist einfach so gemütlich! Genauso stellen wir uns zum Teil mit Pascal und den Kindern in Magny vor!

Nur: In den drei Tagen, wo wir da waren, haben wir von den 120 Personen eigentlich immer dieselben Gesichter zur Sicht bekommen und mit denselben 10 bis 12 Leuten gesprochen. Die Gespräche waren sehr offen und ehrlich, die Meinungen manchmal sehr unterschiedlich, was das Zuhören sehr spannend gemacht hat. Von mehreren haben wir gehört, dass die Gemeinschaft irgendwie eingeschlafen sei. Schade eigentlich. Einige Gründe dafür? Der Gemeinschaftsraum, im Keller, sieht aber nicht sehr einladend aus, ist eher zu klein für alle, und es gibt nur einen! Nur wenig Initiative für die ganze Gemeinschaft oder gemeinsame Aktivitäten (außer des Chors). Solange das Wetter nicht gut genug ist, heißt das also jeder bei sich! Natürlich haben sich kleine Gruppierungen gebildet, je nach Charakter und Interessen, so dass das Gemeinschaftsleben in kleineren Kreisen unter den Interessierten doch stattfindet. Aber was ist mit den anderen? Haben sie wirklich kein Interesse daran? Haben sie so schnell ihre Träume aufgegeben, dass sie sich schließlich lieber zurückziehen? Haben sie nur eine billige große Wohnung in netter Nachbarschaft gesucht, als sie da ankamen? Kann alles sein… Denn es wird für die Gemeinschaft nicht groß Werbung gemacht und seit einiger Zeit kommen neue Haushalte dazu, die nicht unbedingt das Gemeinschaftsgefühl suchen. Das große Ideal der Gründung hat sich verloren.

Es sieht so aus, als wäre der Konsens die beste Entscheidungsmöglichkeit bei so einer riesigen Gemeinschaft, denn sie nimmt schon viel Zeit in Anspruch, um dann auch noch jede Meinung und sogar Vetos zu berücksichtigen. Aber durch die Zwei-Drittel-Mehrheit fühlen sich einige nicht beachtet. Einige haben sich nicht genug willkommen gefühlt und sprechen von Machtspielen, die sie bedauern, haben deswegen keine große Lust, sich intensiver einzubringen.

Das Gemeinschaftliche ist also vielleicht nicht optimal und intensiv genug, vielleicht fehlt es auch an Einheit und alle ziehen nicht an demselben Strang. Trotzdem ist das Lebensgefühl positiv! Und es ist für Kinder eine große Chance, in so einem Umfeld großwerden zu dürfen!

Das kurze Eintauchen in das Leben am Layenhof bestätigt uns aber in mehreren Punkten:

  • Wir wünschen uns viele unterschiedliche Gemeinschaftsräume, davon mindestens einen, der groß genug für alle ist und auch einladend, möglichst zentral.
  • Wir hätten gerne eine nicht zu große Gruppe, damit die Inklusion von allen gelingen kann und die Gruppe einheitlich bleibt, selbst mit unterschiedlichen Sichtpunkten, damit jeder berücksichtigt werden kann.
  • Wir möchten unsere Arbeit bezüglich der Lenkung fortsetzen, unsere Entscheidungen weiter mit Konsent (vs Konsens) treffen.
  • Gut, dass das Schloss bald Eigentum unserer Gesellschaft ist!
  • Das Projekt wird nicht immer glatt laufen, aber was für eine Bereicherung! Für Kleinen besonders aber auch für Großen!

Auf jeden Fall fahren wir morgen reicher. Wunderbare Begegnungen mit herzlichen Menschen, viele Impulse für weitere Überlegungen…

4ème étape – 4. Etappe

Bingen – Mainz Layenhof = 24 km, 200 m de dénivelé à la fin (heureusement que nos bagages avaient été récupérés! Merci Michi!) / 24 Km, 200 Meter Steigung am Ende (zum Glück wurde unser Gepäck abgeholt! Danke Michi!)

Nous avons traversé une zone naturelle protégée magnifique, sommes arrivés dans l’après-midi à notre première pause en habitat participatif. / Erstmal sind wir durch ein wunderbares Naturschutzgebiet gefahren, eine sehr schöne Strecke, und sind am Nachmittag bei unserer ersten Pause in einer Gemeinschaft angekommen.

3ème étape – 3. Etappe

Sankt Goarshausen – Bingen = 28 km

Des châteaux, la faleuse Loreley, une rencontre au bord d’un parc de jeu avec Yohan, un Français sur le retour d’Asie… / Burge, die berühmte Loreley, die Begegnung an einem Spielplatz mit einem Franzosen, der aus Asien zurückkam…

Ich weiß nicht, was soll es bedeuten,
Dass ich so traurig bin;
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.

Die Luft ist kühl und es dunkelt,
Und ruhig fließt der Rhein;
Der Gipfel des Berges funkelt
Im Abendsonnenschein.

Die schönste Jungfrau sitzet
Dort oben wunderbar,
Ihr goldnes Geschmeide blitzet,
Sie kämmt ihr goldenes Haar.

Sie kämmt es mit goldenem Kamme,
Und singt ein Lied dabei;
Das hat eine wundersame,
Gewaltige Melodei.

Den Schiffer im kleinen Schiffe
Ergreift es mit wildem Weh;
Er schaut nicht die Felsenriffe
Er schaut nur hinauf in die Höh´.

Ich glaube, die Wellen verschlingen
Am Ende Schiffer und Kahn
Und das hat mit ihrem Singen
Die Lorelei getan.

Heinrich Heine (1797-1856)

Das Leben wie eine Rutschbahn

Die letzten Wochen vor der Abfahrt waren wie eine Rutschbahn: um runterrutschen zu können, muss erstmal hochgeklettert werden! Aber das Hochklettern wurde etwas unregelmäßig, was uns angeht, und es haben einige Sprossen gefehlt. Und man muss sagen: Das Leben hat uns auf die Probe gestellt! Um unserer Lust sicher zu sein? Um uns mitzuteilen, dass das Leben gar nicht so einfach sein kann? Um zu schauen, wie gut unsere Motivation dem Pech gegenwirken kann?

Eins ist aber sicher! Wir sind los! Die Versetzung für September ist unzufriedenstellend und noch unvollständig. Aber vielleicht kann es noch halb so schlimm werden. Der Umzug ist nur halb erledigt, aber die Hausübergabe erfolgt. Fast hätten wir am Montag den Zug nach Deutschland zunächst wegen eines Selbstmordes auf der Bahnstrecke, dann auch wegen zwei Unfälle auf den Straßen nach Lyon verpasst, aber in letzter Minute sind wir eingestiegen. Elinor kann nicht radeln, weil sie sich letzten Samstag bei einem Skiunfall verletzt hat und nun eine Schiene tragen muss, und wir mussten schauen, dass alles passt, was schließlich aber die ersten 37 Kilometer schwieriger ausfallen ließ als erwartet, besonders für mich, die ich untrainierte Beine für so viele Kilos Gepäck habe.

Aber betrachten wir lieber das halb volle Glas! Da sind wir! Und das dank der vielen Hilfen, wie aus dem Himmel gefallen. Und deswegen eine Dankbarkeitsrunde:

– Danke an Mamou und Papou dafür, dass sie den Kindern vor dem Stress der letzten Woche geschützt haben, indem sie ihnen einen wunderbaren Skiurlaub geschenkt haben, so dass wir den Rücken frei hatten. Dafür, dass sie auch eine Rückfahrt von Lyon nach Montregard ohne Kennzeichen gewagt haben, weil wir die Schilder den deutschen Behörden für die Abmeldung zurückbringen mussten.

– Danke an Charly für seine Zeit, seine Muskeln und die Unterstüztung zwischen Freitag und Dienstag bei dem Umzug überhaupt, die so wichtig gewesen ist.

– Danke an Willi für den Uzug der ersten Möbel.

– Danke an die MagnyÉthiques für die starken Armen beim Ausladen bei Magny und die trostspendenden Arme die ganze Zeit, als die schlechten Nachrichten bezüglich des Umzugs und Elinors Verletzung nach und nach ankamen.

– Danke an Nadège für ihre Scheune, die nun als Möbellager dient, an ihre Eltern, die mein Klavier aufgenommen haben, an Nicole, die meinen Fikus empfangen hat.

– Danke an Christine für den weiteren – diesmal in Deutschland
– Möbellager, an Nadine für die Aufnahme der letzten Kartons.

– Danke an Sandra, kleine Putzfee, die vollkommen unerwartet auch noch viel Trost und Wohl gespendet hat.

– Danke an Katja für die spontane Kinderbetreuung am Dienstagnachmittag.

– Danke an Nadine, die uns in der letzten Nacht vor der Abreise empfangen hat und uns ein köstliches, reiches Frühstück angeboten hat – und das trotz Krankheit und Traurigkeit und des schwierigen Umgang mit den Emotionen der Kinder.

– Danke an Matthias, Lina, Mathilda, Jonathan und Helena für den Abfahrtskomitee mit Drachenschwänzen, Flöte und Singen.

– Danke an Carsten für die Begleitung auf den Kilometern zwischen Andernach und Weißenthurm und für das geteilte Bier, die er vorgesehen hatte (das wird nicht das letzte sein!).

– Und danke an Kay und Fabian, die uns für unsere erste Übernachtung, in Koblenz, empfangen und uns leckere Lasagne gekocht haben, die uns Magen und Seele gefüllt haben.

Wah ! Man sagt, dass echte Freundschaften in schweren Zeiten zu merken sind und: Schileßlich haben wir einige wunderbare Freunde an unserer Seite!

Und nach einem schwierigen Hochklettern bis zur Rutschbahnplattform sind wir am Anfang des Runterrutschens, und selbst wenn es weniger gut rutscht als geplant, wird es schön! Und das haben wir euch allen zu verdanken!!!

Nach Arnica-Globulis und einer fast erholsamen Nacht, einem guten Frühstück bei Kay, sind wir für die zweite Etappe bereit! Und ich werde heute bestimmt weiter von unserer großen Meisterin aufgemuntert, die sich gestern gewundert hat, dass ich normalerweise schneller fahre: „Na Maman, wir fahren nur 10.6… 10.9… 11 km/Stunde! »- „Ma-man! Ma-man!!!  » usw. Soweit. In ein paar Wochen kann Elinor hoffentlich wieder selber fahren und ich werde fliegen! Enge Kurven, Loopings und eine verrückte Rutschparty!

La vie comme un toboggan*

Les dernières semaines avant le départ ont été comme un toboggan : pour pouvoir glisser, il faut d’abord grimper ! Mais l’ascension pour notre part a été un peu irrégulière et il devait manquer quelques barreaux parce qu’il faut bien l’avouer, la vie nous a bien mis à l’épreuve ! Pour vérifier notre envie ? Pour nous dire que non, la vie ne peut pas être facile ? Pour voir à quel point notre motivation pouvait contrer les poisses ?

En tout cas, nous sommes partis ! La mutation pour septembre est loin d’être satisfaisante, et encore incomplète. Mais on devrait pouvoir limiter la casse. Le déménagement n’est fait qu’à moitié, mais les clés de la maison rendues. Nous avons failli rater le train pour rentrer lundi matin pour cause un suicide sur les rails et deux accidents sur les routes jusqu’à Lyon, mais nous l’avons eu en dernière minute. Elinor ne peut pas pédaler à cause d’une mauvaise chute samedi et d’une jambe en attelle et nous avons dû aviser, ce qui a rendu les 37 premiers kilomètres plus durs que nous le pensions, pour moi principalement qui suis chargée de kilos supplémentaires que mes jambes peu entrainées ont un peu de mal à trainer.

Mais voyons le verre à moitié plein ! Nous y sommes, grâce à de nombreuses interventions tombées du ciel. Alors voici la tournée de gratitude :

– Merci à Mamou et Papou pour avoir préservé les enfants de tout le stress avant départ en leur offrant une superbe semaine au ski, nous laissant le champ un peu libre et pour avoir osé un retour de Lyon à Montregard dans une voiture sans plaque d’immatriculation (parce que nous devions les rendre aux autorités allemandes le lendemain)

– Merci à Charly pour le temps, les muscles, le soutien pour le déménagement entre vendredi dernier et hier, tellement précieux

– Merci à Willi pour avoir descendu le premier chargement de meubles en France

– Merci aux MagnyÉthiques pour les bras au déchargement près de Magny et les bras de réconfort au fur et à mesure des mauvaises nouvelles liées aux aléas du déménagement et à la blessure d’Elinor durant le week-end dernier

– Merci à Nadège pour le prêt de sa grange à présent garde-meubles, à ses parents pour avoir accueilli mon piano, à Nicole pour avoir accepté mon ficus en pension

– Merci à Christine pour la seconde grange garde-meubles en Allemagne cette-fois, à Nadine pour les derniers cartons

– Merci à Sandra, petite fée du ménage imprévue qui a apporté plus en même temps tellement de réconfort

– Merci à Katja pour la garde spontanée d’enfants hier après-midi

– Merci à Nadine pour nous avoir accueillis pour la nuit et offert un petit déjeuner divin avant la première étape (et ce malgré la maladie, la tristesse partagée et celle des filles, difficile à gérer !)

– Merci à Matthias, Lina, Mathilda, Jonathan et Helena pour le comité de départ avec cotillons, flûte et chant

– Merci à Carsten pour l’accompagnement de quelques kilomètres entre Andernach et Weißenthurm et la bière apportée pour trinquer une fois de plus ensemble (je n’ai pas dit la dernière !)

– Et merci à Kay et Fabian qui nous accueillent ce soir pour notre première nuit d’étape, à Coblence, ainsi que pour les lasagnes, qui ont rempli nos ventres et fait remonter l’énergie pour demain.

Wah ! Au final, c’est dans les moments difficiles que l’on voit ses amis : et bien la conclusion est qu’on en a de merveilleux !

Et après la montée jusqu’à la plateforme, ça y est, nous avons entamé la descente du toboggan et même si le début de descente glisse moins bien que prévu, on va s’éclater ! Et ça, c’est grâce à vous tous !!!

Reste ce soir à masser des cuisses bien fatiguées, à espérer dormir mieux que les nuits précédentes, et demain, tout ira mieux ! Avec les encouragements de notre grande championne qui n’a pas vu passer les kilomètres et m’a bien fait remarquer que j’étais plutôt lente : « Ben maman, d’habitude, tu vas plus vite ! On ne roule qu’à 10.6… 10.9… 11 km/heure ! » – « Ma-man ! Ma-man !!! » etc. Bref. Dans quelques semaines, quand Elinor pourra réenfourcher son vélo, je vais voler ! Virages serrés, looping et descente de folie !

* Non non, amis MagnyÉthiques, je ne suis pas obsédée par les toboggans normalement, promis ! Mais faut avouer que l’image passait bien avec ce que j’avais en tête !

Abschied vom Schwanenteich – Adieux au Schwanenteich*

Cette semaine est la semaine d’adieu des enfants à leur univers de ces quatre dernières années. Semaine pleine d’émotions… Connaissances et amis samedi dernier, dernière journée d’école ou de jardin d’enfants aujourd’hui. Et hier, nos adieux aux animaux du Schwanenteich.

Diese Woche ist die letzte von den Kindern in ihrer Umwelt der vier letzten Jahre. Emotionen reiche Woche… Bekannte und Freunde letzten Samstag, heute der letzte Schul- bzw. Kindergartentag. Gestern mussten wir von den Tieren im Schwanenteich Abschied nehmen.

Seit drei Jahren schon fuhren wir einmal wöchentlich zu einem Natur- und Tierverein nach Bad Bodendorf, um die Abendfütterung dort zu übernehmen. Die ganze Truppe soll gefüttert werden und das Gefieder reingebracht, um es vor dem Fuchs zu schützen. In der Reihenfolge: Pfaue, Katzen, Hühner, Enten, Gänse, Schwäne, Ponys und Esel, Ziegen und Schafe, Häschen, ohne die Waschbären zu vergessen, die wir nur kurz grüßen gingen, um ihre süße verschlafene Schnute zu bewundern.

Depuis trois ans déjà, nous allions chaque semaine nous occuper de la tournée du soir dans cette ferme associative à Bad Bodendorf. Nourrir toute la petite troupe d’animaux et rentrer les bêtes à plumes pour leur éviter la visite du renard. Dans l’ordre : paons, chats, poules, canards, oies, cygnes, poneys et âne, chèvres et moutons, lapins, sans oublier de passer chez les ratons laveurs, juste pour le plaisir de voir leurs frimousses mal réveillées.

L’objectif à la base de notre engagement : offrir aux enfants un contact avec les animaux sans pour autant devoir céder à leur insistance d’en avoir au moins un à la maison. Et leur montrer qu’un animal, c’est une responsabilité. Bon, là, pour le coup hebdomadaire et non quotidienne, mais cela leur a suffi à comprendre. La tournée durait en moyenne une heure sur place, plus 10 min de marche aller-retour… qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige…

Ziel unseres Engagements war ursprünglich den Kindern einen Kontakt zu Tieren zu schenken, ohne jedoch eins zu Hause aufnehmen zu müssen, ihnen zu zeigen, dass man mit Tieren eine Verantwortung tragen muss. Hier eher wöchentlich und nicht täglich aber es reichte ihnen, um es zu begreifen. Wir blieben im Durchschnitt eine Stunde vor Ort, plus 10 Minuten hin-un-zurück vom Parkplatz. Egal ob unter Regen, im Wind oder Schnee…

Diese Entscheidung erwies sich als die Gute. Zwar möchten die Kinder immer noch ihr eigenes Tier haben, aber danach verlangen tun sie nicht. Der größte Vorteil bei diesem Tierverein war, dass sie mit sehr vielen Tieren in Kontakt getreten sind, sich ihre Bedürfnisse und Lebensweisen anvertraut haben, und gelernt haben, sich nicht vor ihnen zu fürchten, ihnen respektvoll näher zu treten, sie zu füttern. Jedes Kind hatte seine persönliche Beziehung zu seinem Liebling: Leya zu Straciatella, dem Hühnchen, und zu Klopfer dem Häschen; Elinor zu dem Kater; Adriel stand kaum fest auf den Beinen, dass sich zwei kuschelige Schafe an ihm schon schmusten und er liebte es, in der Nähe von den Pfauen kommen und sie beobachten zu dürfen. Für uns alle war Paul, der schwarze Schwan, der markanteste: Er grüßte uns jedes Mal, als wir ankamen, mit einem Oboe-artigen Schrei und aß uns schnell aus der Hand.

Cette décision a été la bonne. Les enfants ont certes toujours envie d’avoir un animal à eux, mais ne sont pas trop insistants. Le gros avantage de la ferme associative a été de les mettre en contact avec de nombreux animaux différents, de découvrir de quoi ils ont besoin, de ne pas les craindre, de les approcher avec respect, les nourrir. Et chacun a tissé des liens particuliers avec son chouchou : Leya avec sa poulette Straciatella et son lapin Klopfer ; Elinor avec le chat ; Adriel dès l’âge de la marche avec deux moutons avides de ses câlins et les paons qu’il adorait approcher et admirer. Pour nous tous, Paul, le cygne noir, a été le plus marquant : il saluait fidèlement notre arrivée par un sifflet au son de hautbois et nous a très vite mangé dans la main.

Bref : une dernière visite comme un grand huit émotionnel, les cœurs serrés, mais plein de gratitude pour ces belles années.

Kurz gefasst war unser letzte Abendfütterung eine emotionale Achterbahn, schweren Herzens und dankbar gleichzeitig, dass wir schöne Zeiten dort verbringen durften.

PS: Liebes Team vom Schwanenteich: Wir freuen uns auf Besuch aber auch auf Pfaue-Küken! 😉

* Étang des cygnes